Une réplique d'une guillotine vendue aux enchères à Paris

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Une réplique d'une guillotine vendue aux enchères à Paris
L'objet a été adjugé 8.000 euros. @ Capture d'écran Drouat
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L'objet, qui date du milieu du 19ème siècle, a été adjugé 8.008 euros (avec frais) lors d'une vente aux enchères, mercredi à l'hôtel Drouot.

Une guillotine datant du milieu du 19ème siècle, réplique de l'ancien modèle officiel français, a été adjugée 8.008 euros (avec frais) lors d'une vente aux enchères, mercredi à l'hôtel Drouot, à Paris. Vendu à son estimation haute, l'objet était proposé dans le cadre d'une vente judiciaire, à la suite de la liquidation du Caveau des Oubliettes, célèbre club de jazz parisien qui a fermé définitivement ses portes. Ancienne prison créée au 12ème siècle pour y enfermer les adeptes de magie noire, ce haut-lieu parisien, devenu un cabaret dès 1920, a abrité un petit musée de la torture.

La guillotine surnommée le "monte-à-regret" durant la Révolution. En chêne massif, acier et laiton, haute de 3 mètres, la guillotine, instrument de décapitation surnommé le "monte-à-regret" depuis la Révolution française, décorait depuis des années le pub de l'établissement. Démarrées à 4.000 euros, les enchères de la réplique de la guillotine se sont envolées en quelques secondes jusqu'à 7.000 euros, sans frais, dernier prix enregistré. L'acquéreur est un entrepreneur français, Christophe Février, "amateur d'objets insolites", selon son représentant dans la salle des ventes.

Avis négatif du Conseil des ventes volontaires. Autorité de régulation, le Conseil des ventes volontaires a émis un avis négatif sur la mise en vente de cette réplique de guillotine, mais n'a pu s'y opposer, s'agissant d'une vente sur décision de justice au profit d'une dette fiscale. En 2012, une vente volontaire de véritables objets de torture, propriété de la famille d'un ancien exécuteur des peines capitales pendant la Guerre d'Algérie, avait été annulée dans un souci "d'apaisement", après les vives critiques d'associations de défense des droits de l'Homme.