Une pétition demande la Légion d'honneur pour Marin, tabassé pour avoir défendu un couple

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Des milliers d'internautes réclament que François Hollande remette la Légion d'honneur à Marin, l'étudiant violemment agressé à Lyon pour avoir défendu un couple.

Le 11 novembre dernier, à Lyon, Marin, un étudiant de 20 ans, était tabassé par un groupe de jeunes pour avoir défendu un couple qui s'embrassait. Cette agression avait profondément ému dans la région lyonnaise et fait de lui un héros du quotidien. A tel point que des anonymes et des proches du jeune Marin demandent pour lui la Légion d'honneur. 

"Je ne suis pas du tout un héros". Aujourd'hui, trois mois après, Marin est toujours en rééducation. Le jeune homme réapprend les gestes les plus simples, comme manger ou boire. Une page Facebook de soutien lui est dédiée, suivie par près de 95.000 personnes. Et c'est sur les réseaux sociaux que l'idée de lui attribuer la Légion d'honneur a été lancée. Ni Marin ni sa famille ne l'avaient envisagé. "Marin a fait quelque chose de très banal. D'ailleurs, quand il s'est réveillé et qu'on lui a expliqué qu'il y avait une page Facebook, il a été très gêné. Il disait 'Mais je ne suis pas du tout un héros. J'ai fait ce que je devais faire. Quand des gens sont injustement pris à partie, j'interviens'", raconte Anne-Claire, sa tante.

Un exemple de civisme. Face à cette multitude de soutiens, la famille a choisi de lancer une pétition, sur le site Change.org, qui s'adresse direction à François Hollande. Au chef de l'Etat, elle demande "d'honorer Marin pour avoir défendu les valeurs de la République française". Pour sa tante, le décorer serait un très beau symbole d'espoir. "C'est quand même un exemple. Je trouve que les jeunes sont très engagés dans la société, ils sont prêts à faire des choses. Parfois, on ne sait pas par quoi commencer. Mais on peut commencer par des choses très simples, en disant non, en soutenant quelqu'un, en aidant quelqu'un", explique-t-elle. "Et ça, c'est une façon d'entamer un engagement civique". Lundi matin, à 7h30, la pétition avait été signée par plus de 17.000 personnes.