Une jeune radicalisée écrouée après du "prosélytisme violent sur Internet"

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Une jeune radicalisée écrouée après du "prosélytisme violent sur Internet"
La jeune femme utilisait Telegram.
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Une jeune femme radicalisée a été écrouée samedi après avoir fait du "prosélytisme violent sur Internet". 

Une jeune radicalisée de 18 ans, interpellée à Clermont-Ferrand, a été mise en examen et écrouée samedi, soupçonnée de s'être livrée à du "prosélytisme violent sur Internet", a-t-on appris de source judiciaire.

"Provocation directe à un acte de terrorisme". Un juge antiterroriste a mis en examen la jeune femme, tout juste majeure, des chefs d'"association de malfaiteurs en vue de la préparation d'actes de terrorisme" et de "provocation directe à un acte de terrorisme au moyen d'un service de communication au public en ligne". Selon une source proche de l'enquête, des "messages inquiétants" avaient été repérés "dans le cadre de la surveillance des chaînes de Telegram", messagerie cryptée prisée des djihadistes.

La section antiterroriste du parquet de Paris avait déclenché mardi une enquête préliminaire. Entendue dans les locaux de la DGSI à Levallois-Perret, près de Paris, la jeune femme, connue pour des faits de droit commun, s'est peu exprimée face aux enquêteurs.

Des messages cryptés. La messagerie Telegram est considérée par les autorités comme l'un des moyens de communication préférés des djihadistes, qui s'abritent derrière son système de cryptage, un défi de taille pour les enquêteurs: un code est en effet nécessaire pour déchiffrer les messages. Dans une récente affaire, une mineure de 16 ans, domiciliée à Melun, a elle aussi été repérée sur Telegram, où elle avait exprimé son intention de commettre un attentat en France et "relayé de nombreux messages de propagande du groupe Etat islamique", selon une source proche de l'enquête. 

Cette adolescente a été mise en examen lundi pour "association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste criminelle" et "provocation à la commission d'actes de terrorisme" par un moyen de communication en ligne. 

Saint-Étienne-du-Rouvray. C'est également via Telegram que les deux auteurs de l'attentat dans l'église de Saint-Étienne-du-Rouvray, Adel K. et Abdel P., avaient fait connaissance, quelques jours seulement avant l'assassinat du père Jacques Hamel, égorgé en pleine messe. Le premier y avait décrit par avance sur le réseau le mode opératoire de l'attaque du 26 juillet, mentionnant "un couteau" ainsi qu'"une église", et le second y avait posté courant juillet une vidéo où il prêtait allégeance au groupe Etat islamique et faisait état d'un projet d'action violente contre la France.