Une centaine de fusils non protégés saisis chez un collectionneur à Tours

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Une centaine de fusils non protégés saisis chez un collectionneur à Tours
@ SYLVAIN THOMAS / AFP
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L'homme a été interpellé dans le centre-ville de Tours, alors qu'il dissimulait des objets sous une couverture. 

La police a saisi une centaine d'armes chez un collectionneur tourangeau, estimant qu'elles n'étaient pas conservées dans des conditions suffisantes de sécurité, a-t-on appris samedi auprès de la direction départementale de la sécurité publique (DDSP) d'Indre-et-Loire.

Percuteurs non neutralisés. Les faits se sont déroulés lundi 25 juillet, dans une rue du centre-ville de Tours. Les policiers abordent un piéton qui dissimulait des objets sous une couverture. Ils découvrent un petit instrument de musique et un MAS 36, un fusil d'infanterie de 1936. Ils se rendent alors au domicile de cet homme, âgé de 48 ans, amateur d'armes à feu et détenteur d'une licence de tir. Lors de la perquisition, ils découvrent une centaine de fusils et des munitions entreposés dans l'appartement. Problème: les culasses n'étaient pas démontées, ni les percuteurs neutralisés. Elles n'étaient pas non plus entreposées dans des armoires fortes.

"Imaginez, s'il avait été cambriolé..." Les policiers ont trouvé notamment des Mauser de la Première et de la Seconde Guerre mondiale, une Winchester 357 magnum, des fusils de guerre de l'armée britannique, des armes utilisées par les GI, des fusils à poudre, des fusils de chasse... Tous ces fusils, en mesure de fonctionner, ont été évalués à environ 100.000 euros. "La police a procédé à une saisie administrative car il n'y avait pas de garantie de conservation en sécurité", a déclaré le commissaire divisionnaire Stéphane d'Hayer, directeur départemental de la sécurité publique. "Cet homme, qui est bien un collectionneur, n'a pas la capacité de conserver toutes ces armes chez lui. Imaginez, s'il avait été cambriolé par des gens malfaisants. Nous sommes dans un contexte particulier, mais même dans une autre période, il y aurait eu saisie administrative", a-t-il ajouté, précisant qu'aucune procédure judiciaire n'avait été engagée.