Une agence française contre les cyber-attaques

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Une agence française contre les cyber-attaques
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Objectif : mieux protéger les réseaux de communication de l’Etat contre les pirates informatiques.

Son nom : Anssi pour Agence nationale de la sécurité des systèmes d'information. Son rôle : protéger l’Etat français et ses réseaux de communication contre d’éventuelles cyber-attaques. En créant cette institution, la France se dote d’une nouvelle arme pour mieux lutter dans une guerre informatique désormais mondiale et qui n’épargne pas les structures officielles.

Il y avait urgence en France. Un rapport d'information du Sénat, publié en juillet 2008, jugeait déjà "indispensable" de renforcer les moyens de lutte contre les attaques informatiques. Ces offensives sont "un moyen discret et relativement peu coûteux de pénaliser ou de fragiliser un pays", précisait le parlementaire Roger Romani. Les services du président de la République, du gouvernement, de l'administration mais aussi de certaines entreprises stratégiques peuvent être visées.

Nouvelle illustration de ce risque : le directeur de l’Anssi a révélé lui-même jeudi qu’une administration française, dont le nom n’a pas été précisé, avait été victime d'une cyber-attaque au premier trimestre dernier. Cette agression a rendu "indisponible" certains de ses sites et sa messagerie pendant plusieurs heures. A l'automne 2007, des systèmes informatiques français avaient déjà été visés par une série de "cyber-attaques". La Chine avait alors été montrée du doigt. Le même type d'attaques a été subi ces derniers jours par plusieurs sites officiels "sensibles" aux Etats-Unis et en Corée du Sud.

Pourquoi est-il si difficile de lutter contre ces cyber-attaques ? Les explications de Francis Delon, du Secrétariat général de la défense nationale, interrogé sur Europe 1 :



Pour lutter contre ces attaques, l’Anssi va effectuer une surveillance 24 heures sur 24. 110 personnes sont d’ores et déjà mobilisées. D’ici à trois ans, cet effectif devrait passer à 250. Budget de fonctionnement : 90 millions d'euros.