Affaire Jacqueline Sauvage : "La grâce présidentielle est la seule solution"

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JUSTICE - Eva Darlan, actrice membre du comité de soutien à Jacqueline Sauvage, a renouvelé son appel à la grâce présidentielle, mardi sur Europe 1.

INTERVIEW

Faut-il gracier Jacqueline Sauvage, condamnée en appel à 10 ans de prison pour l'assassinat de son mari de trois balles dans le dos ? Le sort de cette femme, qui avait vécu pendant 47 ans avec un conjoint violent et incestueux, émeut de plus en plus de personnalités estime la comédienne Eva Darlan, membre du comité de soutien à Jacqueline Sauvage, au micro d'Europe 1 mardi. "J'ai même eu un message de soutien de Marine Le Pen."

"La seule solution". Pour l'actrice, Jacqueline Sauvage "a passé une vie entière de souffrances atroces". "Nous demandons la grâce pour cette femme." Selon la comédienne, la condamnation de l'accusée est imputable au procureur, qui a "bien dit [aux jurés] que la peine ne serait pas tout à fait appliquée". "Mais il n'a pas dit qu'il était rarissime que le relèvement de sûreté [qui permettrait à Jacqueline Sauvage de sortir plus tôt de prison, NDLR] soit appliqué. La grâce présidentielle est la seule solution."

Hollande contre le principe de la grâce présidentielle. Reste qu'à l'Elysée, on ne semble pas convaincu. Si François Hollande suit le dossier de près, le chef de l'Etat est contre le principe de la grâce présidentielle, qui rappelle par trop un pouvoir royal s'affranchissant du judiciaire. Le président n'a utilisé ce pouvoir qu'une fois, en 2013, et de manière très partielle, pour annuler la période de sûreté de l'ex-braqueur Philippe El Shennawy.