Un jeune tué par balle à Saint-Ouen

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Un jeune tué par balle à Saint-Ouen
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Un jeune homme de 20 ans est décédé lundi matin après avoir reçu une balle dans la tête dimanche soir lors d'une altercation avec une bande de jeunes.

Dimanche soir vers minuit, les policiers sont alertés pour des coups de feu en pleine rue à Saint-Ouen, en Seine-Saint-Denis. A leur arrivée, ils découvrent un jeune homme au sol, une plaie au crâne derrière l'oreille droite. Une cinquantaine de jeunes se trouvent dans la rue. Hospitalisé en état de mort cérébrale à l'hôpital Beaujon à Clichy (Hauts-de-Seine), le jeune homme "est décédé lundi matin à 07H10", a précisé la préfecture de Seine-Saint-Denis, après avoir reçu une balle dans la tête.

Agé de 20 ans et habitant dans le XVIIIe arrondissement de Paris, la victime "venait souvent au quartier Garibaldi voir ses amis et ses cousins", a indiqué la mairie de Saint-Ouen. Il ne s'agirait pas d'une rixe entre bandes mais d'une altercation qui aurait mal tournée entre la victime et des jeunes du quartier.

Deux jeunes hommes majeurs, qui se trouvaient près de la victime, ont été interpellés et placés en garde à vue, mais ne seraient pas forcément les auteurs du tir, a indiqué une source judiciaire. "On ne peut pas dire pour l'instant s'ils ont participé aux incidents ou pas. Ils sont pour l'instant seulement entendus", a précisé cette source. D'après Paul Planque, le premier adjoint au maire, "des traces de sang ont été retrouvées dans la voiture de l'une des deux personnes interpellées. Mais il a refusé de dire à la police l'origine de ce sang".

Des policiers ont été déployés sur les lieux du drame pour éviter d'éventuelles représailles, a indiqué la préfecture. La mairie de Saint-Ouen a décidé d'annuler les festivités du 14 juillet.Mais elle a aussi annoncé lundi que le dispositif de sécurité prévu restait en place malgré l'absence de tout événement. Selon Paul Planque, le père de la victime a appelé les jeunes du quartier Garibaldi, qui s'étaient rassemblés devant l'hôpital, "à garder le calme".L'enquête a été confiée au service départemental de la police judiciaire de Seine-Saint-Denis (SDPJ).