Un ex-salarié de Kléber, muté, se suicide

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Un ex-salarié de Kléber, muté, se suicide
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Selon la CGT, l’éloignement de sa famille due à sa mutation a provoqué son geste. La motivation du suicide était personnelle, rétorque la direction.

"L'éloignement de sa famille n'était plus supportable", a déclaré un responsable CGT de Kléber pour expliquer le drame rendu public vendredi : un ancien salarié de Kléber Toul, muté en Alsace, s'est suicidé la semaine dernière.

Selon la direction de Michelin, tête de groupe, le geste n'est pas dû à la mutation et "a été motivé par des raisons personnelles et non professionnelles".

Après la fermeture en décembre dernier de l'usine de pneumatiques de Toul, en Meurthe-et-Moselle, le salarié était passé par les ateliers de transition professionnelle, puis il avait travaillé au Luxembourg, avant d'être muté à Colmar.

Moins des deux tiers des 826 salariés de l'usine Kléber de Toul bénéficiant d'un congé de reclassement ont retrouvé un emploi, révèle un rapport de la commission de suivi des ateliers de transition professionnelle de l'entreprise.

"Les salariés ont été divisés en cinq groupes : les trois derniers groupes ne sont toujours pas sortis du dispositif (de reclassement), c'est donc logique que des solutions n'aient pas encore été trouvées", tempère Marc Roosens, directeur des ateliers de transition professionnelle à Toul.

Le plan de reclassement de Kléber doit se terminer fin février 2010. Lors de la fermeture de l'usine, l'an dernier, Michelin s'était engagé à créer 900 emplois d'ici 2012 dans le secteur de Toul, en échange des 826 emplois détruits. Le groupe devait également consacrer 140 millions d'euros à la restructuration de l'usine de Toul.