Un adjoint au maire de Bordeaux dénonce l'agression "homophobe" de son compagnon

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Un adjoint au maire de Bordeaux dénonce l'agression "homophobe" de son compagnon
L'agresseur avait disparu lorsque la police est arrivée sur les lieux de l'agression.@ MATTHIEU ALEXANDRE / AFP
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Marik Fetouh a raconté l'agression de son compagnon justifiée par l'agresseur par le fait que la victime est "un pédé".

Un adjoint au maire de Bordeaux a dénoncé cette semaine l'agression à caractère "homophobe" dont a été victime le week-end dernier son compagnon. Celui-ci s'apprête à porter plainte pour violences avec circonstance aggravante à raison de l'orientation sexuelle.

Marik Fetouh, adjoint MoDem en charge de l'égalité et de la citoyenneté dans l'équipe municipale d'Alain Juppé, a raconté dans une interview au site Buzzfeed jeudi que son compagnon avait été victime d'une agression, aux premières heures du dimanche 30 avril. La scène s'est déroulée aux abords d'une discothèque où ils fêtaient une soirée anniversaire.

L'agresseur s'est enfui. La victime a accompagné à l'extérieur de l'établissement un ami qui ne se sentait pas très bien, et ils se sont assis près d'un vendeur de sandwiches, qui leur a demandé de partir. "Mon compagnon n'a pas compris pourquoi on lui demandait ça, puisqu'ils ne gênaient pas la vente. Et là, il a été tabassé", a déclaré Marik Fetouh à Buzzfeed.

Quand l'élu est sorti à la rencontre de l'agresseur, il explique que celui-ci "non seulement a reconnu l'agression, mais en plus il la justifiait parce que c'était 'un pédé'". La police, alertée, est arrivée peu après, mais l'agresseur avait alors disparu.

Incapacité de travail de trois jours. La victime a consulté un médecin, qui a établi un certificat faisant état de "multiples hématomes et ecchymoses" et de "plaies multiples superficielles" justifiant une incapacité totale de travail de trois jours". L'avocat Me Daniel Picotin a confirmé un dépôt de plainte en début de semaine prochaine auprès du procureur de la République.

L'élu a posté un message il y a six jours sur son compte Facebook pour dénoncer l'agression et, explique-t-il, "témoigner de ce qu'il se passe dans la réalité". "L'homophobie est malheureusement encore présente. Les discours de haine et de rejet légitiment les passages à l'acte comme celui-ci", y écrit-il.