Tourisme : à qui profite le mauvais temps ?

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L’été en France a été pluvieux, mais tous les professionnels du tourisme n'ont pas eu à s'en plaindre. Les visiteurs ont préféré à la plage les aquariums, musées et autres sites préhistoriques.

Excepté dans le sud-est, l’été en France a été pluvieux notamment dans le Pays Basque, en Normandie et en Charente-Maritime. Pour autant, les vacances n'ont pas été gâchées pour tout le monde. Certains professionnels y ont trouvé leur compte. Car pour s'occuper en temps de pluie, les vacanciers ont dû trouver des parades : grottes, églises, musées ont fait carton plein.

Une bonne affaire pour les aquariums. Les aquariums aussi. Celui de la Rochelle a accueilli 10 % de visiteurs supplémentaires par rapport à 2016. Même chose à Biarritz, où se sont pressés 25 % de visiteurs de plus que l'an dernier sur les mois de juillet et août. "Il pleut rarement comme cette année, donc ils se sont rués sur l'aquarium", constate Olivier Mercoli, le directeur de ce lieu d'observation de la vie marine. "Nous avons dépassé les 7.000 visiteurs certains jours de cet été, un record. On a eu des files d'attente de 300 mètres", précise-t-il. Face à cet afflux, l'aquarium a mis en place des mesures particulières, comme permettre aux visiteurs de venir jusqu'à minuit. 

Les activités rapatriées à l'intérieur. D'autres lieux touristiques ont également profité du mauvais temps. C'est le cas du Paléosite de Saint-Cézaire, en Charente-Maritime. Cet espace muséographique a choisi d'organiser ses animations sur la préhistoire au sec. "Tout est rapatrié à l'intérieur. On maintient les animations comme la taille de la pierre, le maquillage à l'ocre dans le hall", explique Vincent Armitano Grivel, le directeur du Paléosite. "Évidemment, le pique-nique a été un peu compromis, donc le restaurant a été complet tous les jours".

Carton aux Catacombes. A Paris, la pluie a notamment profité au tourisme sous-terrain. En juillet, 60.000 visiteurs ont descendu les marches des Catacombes. C’est 25 % de plus que l’été dernier.