TGV Bretagne : un tract de la CGT accuse la SNCF de sexisme

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TGV Bretagne : un tract de la CGT accuse la SNCF de sexisme
Accusée de sexisme, la SNCF dénonce une "manipulation" et une mauvaise interprétation d'un document interne @ MIGUEL MEDINA / AFP
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Pour sa nouvelle prestation destinée aux voyageurs de la première classe, la SNCF obligerait ses hôtesses à porter uniquement des jupes. Le réseau ferré se défend de tout sexisme.

La CGT cheminots de Rennes a posté un tract sur Twitter mercredi dans lequel elle accuse la SNCF d'imposer le port de jupe au personnel féminin de la première classe des TGV. "Une mesure sexiste d'un autre âge", peut-on lire. Une accusation dont la SNCF se défend, rapporte France Bleu jeudi.

Des femmes obligées de porter des jupes selon la CGT. "Afin d'assurer l'accueil des 1ères classes pour la clientèle pro, la seule tenue proposée aux femmes est la jupe ! Port de la jupe obligatoire pour servir café, boissons fraîches et le journal L'Équipe à une clientèle pro composée majoritairement d'hommes !", dénonce le tract publié à la suite d'une réunion du comité d'hygiène et de sécurité de la SNCF.




Lors de cette réunion, la direction aurait proposé un nouveau service pour les clients professionnels en escale à Rennes. La brochure aurait évoqué uniquement des jupes pour les hôtesses en charge de cette prestation. Des informations mal interprétées selon la SNCF. 

"Il n'y a pas de polémique", assure la SNCF. Il s'agit d'"une manipulation, une interprétation d'un document interne qui a été extrait pour faire de la polémique sur un sujet où il n'y a pas de polémique", selon la directrice régionale de la SNCF, Nathalie Juston, interrogée par France Bleu.

"Il y a un catalogue que nous proposons à nos opérateurs", explique-t-elle. "Les agents au contact des clients un catalogue de tenues et chaque personnel choisit dans ce catalogue ce qu'il a envie de porter". Quant à la directrice TGV Bretagne, elle regrette que la CGT n'ait pas cherché à dialoguer avant de diffuser ce tract. Contactée par la radio locale, "la CGT n'a finalement pas souhaité communiquer sur le sujet".