Terrorisme : "sept projets d'attentats" déjoués depuis début 2017, annonce Gérard Collomb

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Terrorisme : "sept projets d'attentats" déjoués depuis début 2017, annonce Gérard Collomb
"Depuis le début de l'année, nous avons déjà déjoué sept attentats qui auraient pu faire beaucoup de morts", a déclaré Gérard Collomb@ ERIC FEFERBERG / AFP
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Le ministre de l'Intérieur assure que l'objectif est de sortir" de l'état d'urgence mais pas avant que la loi anti-terroriste ne soit votée.

"Sept projets d'attentat" ont été déjoués depuis le début de l'année 2017, un chiffre qui justifie une sixième prolongation de l'état d'urgence avant l'instauration d'une loi renforçant la lutte contre le terrorisme, a affirmé jeudi le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb.

Des attentats "qui auraient pu faire beaucoup de morts". "Depuis le début de l'année, nous avons déjà déjoué sept attentats qui auraient pu faire beaucoup de morts", a déclaré sur CNews le ministre, qui a présenté mercredi devant la commission des lois du Sénat la future loi antiterroriste. Il a notamment évoqué l'arrestation à Marseille de deux hommes "qui, juste avant les élections, menaçaient de commettre un attentat qui aurait pu être terrible."

Dix-sept projets avaient été déjoués en 2016, selon l'ex-Premier ministre Bernard Cazeneuve. Cinq attaques ont cependant eu lieu depuis le début 2017, certaines ratées, mais l'une d'entre elles ayant conduit à la mort d'un policier, Xavier Jugelé, sur les Champs-Élysées le 20 avril.

Dernière prolongation de l'état d'urgence. L'objectif est d'"essayer d'en sortir [de l'état d'urgence, NDLR]", a rappelé Gérard Collomb, mais "en attendant que cette loi soit votée, elle le sera à l'automne, il faut prolonger l'état d'urgence". La nouvelle prolongation de l'état d'urgence, mis en place au soir des attentats du 13 novembre 2015, doit être définitivement adoptée jeudi à l'Assemblée. Cette prolongation de six mois devrait être la dernière, Emmanuel Macron ayant confirmé au Congrès sa levée au 1er novembre, après l'adoption d'une loi antiterroriste gravant plusieurs de ses mesures dans le droit commun.

L'état d'urgence doit s'arrêter. Douze organisations dont Amnesty International France, Human Rights watch, la Ligue des droits de l'Homme et le Syndicat de la Magistrature ont appelé mercredi les députés à ne pas voter la prolongation de l'état d'urgence et l'ensemble des parlementaires à rejeter la loi renforçant la lutte contre le terrorisme censée la remplacer. L'ancien garde des Sceaux socialiste Jean-Jacques Urvoas estime également que l'état d'urgence "doit maintenant s'arrêter", car il n'est "plus efficace" ni "utile" ou "adapté" à ses yeux, dans une tribune publiée par L'Express mercredi.