Terminal pétrolier du Havre : "On ferme les vannes", annoncent les grévistes

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Les salariés du terminal pétrolier du Havre ont voté la grève à 95%. La grève se poursuivra jusqu'à vendredi midi.

REPORTAGE

Après les dépôts et les raffineries, les employés du terminal pétrolier du Havre ont décide de rejoindre le mouvement de grève contre la loi Travail. Lundi soir, 95% des salariés de ce terminal ont voté en faveur d'une grève. Si le terminal pétrolier du Havre s'arrête, une grande partie de la chaîne de distribution du carburant va se retrouver paralysée. 40% du pétrole brut importé en France arrive en effet par ce port de Normandie avant d'être redirigé vers les raffineries de Normandie et de région parisienne, mais aussi vers les aéroports de Paris. Les salariés qui ont voté le blocage le savent, la menace est grande pour l'économie française en cas de blocage prolongé.

"On ferme les vannes". "On ferme les vannes, on a le pouvoir de bloquer. Monsieur Valls nous dit qu'il n'y aura pas de pénurie à court terme, je peux vous assurer que pénurie il y aura", explique le secrétaire général de la CGT pour le terminal. "Lui, il passe par le 49-3, nous, notre 49-3, c'est d'arrêter les dépôts et les raffineries", poursuit-il. "Tout ce qui est en région parisienne et les aéroports de Paris n'auront plus une goutte venant du Havre. On va aller jusqu'au bout et on verra ce qui va se passer dans les jours à venir au niveau du gouvernement", conclut-il.

Grève jusqu'à vendredi. Les premiers barrages seront mis en place à 19 heures et tous les employés arrêteront le travail. Seuls quelques-uns d'entre eux se relaieront pour assurer la sécurité du site classé Seveso. Les navires pétroliers, eux, seront bloqués à l'entrée du port et ne seront pas déchargés. La grève s'étendra au minimum jusqu'à vendredi midi, date jusqu'à laquelle la grève a été votée lundi.