Tennis : 5 mois avec sursis requis contre Bîmes

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Tennis : 5 mois avec sursis requis contre Bîmes
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5 mois de prison avec sursis et 45.000 euros d'amende ont été requis vendredi à l'encontre de l'ancien patron de la FFT.

Cinq mois de prison avec sursis et 45.000 euros d'amende ont été requis vendredi à l'encontre de Christian Bîmes. Selon le procureur de la République, l'ancien patron de la Fédération française de tennis a "commis des délits de prise illégale d'intérêt" mais "sans préjudice".
Christian Bîmes, patron de la FFT entre 1993 et 2008, était poursuivi pour "prise illégale d'intérêt par personne chargée d'une mission de service public" et "abus de confiance" devant a 11e chambre du tribunal correctionnel de Paris.

C'est le cumul des emplois salariés à la FFT et TF1 qui a provoqué la plus grande sévérité chez le procureur: "Monsieur Bîmes s'est placé dans une situation invraisemblable de conflit d'intérêt", a-t-il tonné. Ce cumul d'emplois, à la FFT et à TF1, maison-mère d'Eurosport, diffuseur du tournoi de Roland-Garros, "fait naître un doute et rend l'existence d'un préjudice indifférente", a-t-il insisté, alors que les parties civiles estimaient que la baisse des droits TV acquittés par Eurosport était la conséquence de l'emploi de Christian Bîmes à TF1.

Concernant la femme de Christian Bîmes, Caroline, qui a continué à travailler comme hôtesse pour la FFT après son mariage, le procureur a estimé que "c'était son métier, que les prestations (étaient) réelles et leur coût n'(était) pas supérieur" à celui d'une autre agence d'hôtesses.

Le procureur a requis 10.000 euros d'amende à l'encontre de Caroline Bîmes qui, comme son mari, risquait jusqu'à 5 ans de prison et 75.000 euros d'amende.

En ce qui concerne l'abus de confiance, le procureur a plaidé la relaxe, "par manque de preuves", soulignant qu'il n'avait pas relevé de trace de l'existence d'un "système Bîmes".

Jean Gachassin, ancien joueur de rugby, a succédé en février 2008 à Christian Bîmes à la tête de la FFT.