Sur les sites de rencontres, on plébiscite le "sans lendemain"

  • A
  • A
Sur les sites de rencontres, on plébiscite le "sans lendemain"
@ AFP
Partagez sur :

AU RAPPORT - La proportion d'utilisateurs ne recherchant qu'"un coup d'un soir" a presque doublé en trois ans.

Les adeptes de relations stables, à la recherche du prince charmant ou de la femme idéale sur un site de rencontres, peuvent passer leur chemin. Une étude de l'Ifop, publiée mardi, montre que les personnes inscrites sur ces sites sont de plus en plus à la recherche d'aventures sans lendemain.

Une tendance de fond. La proportion d'utilisateurs ne recherchant qu'"un coup d'un soir" a presque doublé en trois ans. En 2015, ils sont 38% (plutôt des hommes, à 50%, contre 11% de femmes) à déclarer ne chercher qu'une rencontre sans lendemain, contre 22% il y a trois ans. Ces résultats "confirment l'idée (...) assez répandue" que "ces nouveaux territoires de rencontre sont plus propices au recrutement de partenaires occasionnels qu'à la formation de relations de couple", relève l'étude. "Il y a une vraie tendance de fond : des évolutions comme ça, en l'espace de trois ans, on n'en voit pas souvent", assure François Kraus, directeur d'études à l'Ifop.

L'émergence d’une "hookup culture". Au total, un quart des Français (26%) ont déjà eu un rapport sexuel avec un(e) partenaire rencontré(e) sur ce type de site, contre 13% en 2012, relève encore l'étude. "Les sites de rencontre participent, plus que tout autre mode de rencontre, à l’émergence d’une "hookup culture" dans laquelle la sexualité est totalement dissociée de la conjugalité", analyse François Kraus, directeur d’études à l’Ifop. 

L'usage généralisé des nouvelles technologies, en particulier des applications de smartphones (du type Tinder, Happn, etc.) "créent un rapprochement accéléré" à travers la géolocalisation ou encore l'anonymat que garantissent ces sites, conduisant "facilement à la relation sexuelle".

Trouver mieux. Cette "culture du coup d'un soir', s'explique également par "l'impression qu'on pourra toujours trouver mieux". "L'utilisation des nouvelles technologies permet très facilement de multiplier les partenaires pour finalement essayer de trouver le bon", indique François Kraus.

L'étude a été réalisée par Internet du 13 au 16 avril 2015 auprès d'un échantillon de 2.005 personnes, représentatif de la population âgée de 18 à 69 ans résidant en France métropolitaine, selon la méthode des quotas.