Suppression de l’histoire : les parents d’élèves prudents

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Suppression de l’histoire : les parents d’élèves prudents
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La Peep a apporté mardi son soutien à cette disposition très critiquée. La FCPE a demandé des "précisions".

Après les professeurs, les historiens et les politiques, que pensent les parents d'élèves de la réforme du lycée qui rend optionnelle l'histoire en terminale S ? La Peep, une fédération plutôt classée à droite, a apporté son soutien à cette disposition. "La suppression de l'histoire-géographie en terminale S ne nous gêne pas du tout", a assuré, mardi, Cécile Vigne, la porte-parole de la Peep.

"Ce n'est pas parce que [les élèves] n'auront pas d'histoire en terminale qu'ils oublieraient tout ce qu'ils ont acquis de la 6e à la 1ère", a expliqué Cécile Vigne. "Ce qui prime c'est l'intérêt des élèves, pas le corporatisme des professeurs d'histoire-géographie qui veulent garder leurs heures de cours", a-t-elle ajouté.

L'organisation lycéenne Uni-Lycée a également exprimé mardi son "soutien à la réforme de l'enseignement de l'histoire en terminale S", parlant au passage de "désinformation" sur ce sujet. "Il est regrettable que chaque initiative soit systématiquement instrumentalisée par des syndicats irresponsables", estime cette organisation.

De leur côté, la FCPE, la première fédération des parents d'élèves, ainsi que les organisations lycéennes UNL et Fidl ont adressé une lettre au ministre de l'Education nationale, Luc Chatel, pour demander des "précisions" sur l'ensemble de la réforme du lycée. Ces explications supplémentaires "conditionneront leur appréciation" du texte et en particulier de sa disposition critiquée sur l'histoire en terminale.

En attendant ces "précisions", ces organisations ont tenu à prendre leurs distances avec la polémique. Cette réforme sur l'histoire en terminale "n'est pas une catastrophe",car elle est "compensée" en classe de première, a indiqué Christiane Allain, la secrétaire générale de la FCPE. L'UNL a simplement dit comprendre "l'inquiétude des historiens" liée selon elle à la politique "libérale" menée par le gouvernement depuis 2007 dans l'éducation.

Actuellement, pour les scientifiques, il y a 2h30 d'histoire en première et 2h30 en terminale. Le projet de réforme du lycée prévoit d'en enseigner quatre heures en première. Autre objectif de ce texte : rééquilibrer les filières et créer deux heures par semaine d'accompagnement personnalisé, sans augmenter l'horaire global.