Stern : "un crime d’amour" pour l’expert psychiatrique

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Stern : "un crime d’amour" pour l’expert psychiatrique
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L’expertise psychiatrique vient appuyer la thèse de la défense qui plaide le crime passionnel, moins lourdement puni que le meurtre.

C’est un soulagement pour les avocats de Cécile Brossard, au deuxième jour de son procès à Genève pour le meurtre d’Edouard Stern en 2005. L’expert psychiatrique, chargée de l’expertise de l’accusée, a expliqué que le comportement de la maîtresse du banquier au moment du meurtre correspondait à "un crime d'amour".

"Les symptômes sont clairs au moment des faits, a développé Yves Gasser. Cela correspond totalement à ce que dit la littérature psychiatrique du crime d'amour. " Le psychiatre a toutefois insisté : "Ce point de vue est purement psychiatrique. Je n'ai pas fait ce diagnostic au sens pénal".

"Si elle a tué Edouard Stern, c'était pour le garder éternellement pour elle", a conclu le psychologue, comme le raconte Fabienne Le Moal, envoyée spéciale d'Europe 1 à Genève :



Les avocats de Cécile Brossard plaident le crime passionnel, passible de dix ans de prison soit moitié moins que pour le meurtre, défendu par la partie civile. Cette expertise psychiatrique va donc apporter de l’eau à leur moulin.

Le procès de Cécile Brossard, décrite par le psychiatre comme "une personnalité borderline (limite) depuis l'enfance avec un QI à la limite inférieure de la norme", doit faire la lumière sur les raisons qui l'ont poussée à tuer Edouard Stern de quatre balles lors d'ébats sado-masochistes.

Les audiences ont démarré mercredi à Genève, où habitait le banquier, 38e fortune de France, dans les larmes et l'émotion des enfants de la victime ainsi que de l'accusée. Le verdict est en principe prévu le 19 juin.