SPA de Pau : une association dénonce des euthanasies abusives sur des centaines d'animaux

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SPA de Pau : une association dénonce des euthanasies abusives sur des centaines d'animaux
La SPA de Pau est accusée d'avoir tué 1.700 animaux.@ DIMITAR DILKOFF / AFP
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Selon une association de protection des animaux, la SPA de Pau a abattu plus d'un millier d'animaux entre 2010 et 2013, dont la moitié avant le délai légal pour les euthanasier.

Une vétérinaire a été entendue mercredi à Bordeaux par la chambre de discipline de l'Ordre des vétérinaires de Nouvelle Aquitaine, à la suite d'une plainte de l'association Animal Cross, qui accuse la SPA de Pau d'avoir euthanasié abusivement des centaines d'animaux. La SPA de Pau, "fermée pour travaux de remise aux normes courant 2016, est par ailleurs visée depuis mars 2017 par une plainte contre X pour sévices graves et actes de cruauté envers des animaux" par la même association, a indiqué jeudi l'avocat d'Animal Cross, Me Christophe Arcaute.

"Plus de 1.700 animaux tués par la SPA". Interrogé sur l'audition de la vétérinaire visée par la plainte de l'association de protection des animaux, le président du Conseil régional de l'Ordre des vétérinaires, Gilles Mabiot, s'est refusé à tout commentaire, renvoyant "à la décision de la chambre de discipline le 17 mai prochain". Selon Benoît Thomé, président d'Animal Cross, basée dans les Pyrénées-Atlantiques, entre 2010 et 2013, "plus de 1.700 animaux ont été tués à la SPA de Pau Berlane, et en 2012 et 2013", "la moitié des animaux abattus l'a été avant le délai légal de 10 jours" qui doit permettre de rechercher les propriétaires des animaux.

Des exécutions en présence de la vétérinaire ? Au-delà de ce délai de dix jours, les animaux sont en effet considérés comme abandonnés, et loi autorise un vétérinaire, seul habilité à le faire, à procéder à l'euthanasie des animaux. En février 2014, a affirmé Benoît Thomé, Animal Cross a pénétré sur le site de la SPA de Pau "juste après l'exécution de 11 animaux" effectuée selon lui en présence de la vétérinaire visée par sa plainte, déposée devant l'Ordre des vétérinaires en septembre 2016.