Souvenirs des attentats : opération de grand nettoyage place de la République

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Souvenirs des attentats : opération de grand nettoyage place de la République
Le piédestal de la place de la République, à Paris, est devenu après chaque attentat terroriste le lieu où se déposaient fleurs, bougies ou poèmes.@ GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP
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Les accès au monument ont été barrés par des grillages pour cette opération qui durera jusqu'au 11 août.

La Ville de Paris a commencé lundi une grande opération de nettoyage de la statue située au centre de la place de la République, dont le piédestal est devenu après chaque attentat terroriste le lieu où se déposaient fleurs, bougies ou poèmes en signe de recueillement et de soutien. Les accès au monument ont été barrés par des grillages pour cette opération qui durera jusqu'au 11 août, a indiqué Bruno Julliard, Premier adjoint de la maire de Paris Anne Hidalgo.

Des souvenirs archivés. Des archivistes de la Ville, comme ils l'ont déjà fait à plusieurs reprises au cours des derniers mois, devaient d'abord sélectionner les derniers objets ou documents ainsi que photographier textes, dessins, graffiti, etc, relatifs aux attentats, avant une numérisation pour que ces témoignages soient préservés. Les documents et objets seront gardés par les archives de la Ville et une partie sera, à plus longue échéance, exposée au musée Carnavalet, musée de l'histoire de Paris. 

Nettoyé avec de l'eau. Les graffiti, textes, affiches collées, etc, vont être nettoyés du piédestal de pierre du monument par "hydrogommage", avec de l'eau. La statue elle-même, en bronze et qui n'a pas été salie, sera également nettoyée à l'eau. "Il s'agit de tout enlever pour rendre à cette statue et à son socle imposant un caractère normal", a indiqué Bruno Julliard, "c'est un très beau socle aujourd'hui très peu visible et assez abîmé".

Les objets abîmés enlevés. La mairie faisait néanmoins enlever régulièrement bouquets de fleurs défraîchis ou objets abîmés par les intempéries, et nettoyer les tags insultants. Paris travaille actuellement sur la sauvegarde de ces objets avec Nice, également victime d'un attentat le 14 juillet et qui a vu s'accumuler elle aussi les témoignages d'hommages sur la promenade des Anglais.