Soupçons d'escroquerie à la TVA : six policiers mis en examen

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Soupçons d'escroquerie à la TVA : six policiers mis en examen
Les six policiers sont soupçonnés d'avoir pris part à une escroquerie liée à des voitures haut de gamme. Photo d'illustration.@ GERARD JULIEN / AFP
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Ces policiers sont soupçonnés d'avoir participé à un système frauduleux d'achat de véhicules haut de gamme, sans paiement de la TVA.

Six policiers, pour la plupart en poste dans les Yvelines, ont été mis en examen mercredi pour recel, complicité et blanchiment d'abus de biens sociaux dans le cadre d'une escroquerie à la TVA présumée, a annoncé jeudi le parquet de Versailles.

Ils ne pourront plus exercer la fonction de policier.Les six fonctionnaires avaient été placés en garde à vue mardi à l'Inspection générale de la police nationale (IGPN), la "police des polices" à la suite de l'ouverture le 14 juin dernier d'une enquête pour "escroquerie", "blanchiment d'escroquerie" et "travail dissimulé", le tout "en bande organisée", "abus de biens sociaux, recel d'abus de biens sociaux et banqueroute", précise le parquet dans un communiqué. Tous ont été placés sous contrôle judiciaire avec "interdiction d'exercer les fonctions de policier" et "de rentrer en contact avec l'ensemble des mis en examen".

Système frauduleux sur de l'automobile haut de gamme. Ils sont soupçonnés d'avoir pris part à une escroquerie à la TVA montée par un ancien policier du commissariat de Mantes-la-Jolie (Yvelines) extradé du Portugal en octobre. Ce dernier, lui-même mis en examen et placé en détention provisoire, est accusé notamment d'avoir mis en place un système frauduleux d'achats de voitures haut de gamme à l'étranger sans payer la TVA, avant de les revendre en France. En octobre, Le Point avait révélé que certaines de ces voitures avaient été achetées par des collègues policiers qui effectuaient l'opération sous des prête-noms, et étaient ensuite rémunérés pour leurs services.

Cinq autres personnes mises en examen. La mise en examen de ces six policiers fait suite à celle de cinq autres personnes dans ce dossier, dont Claude Khayat, connu par ailleurs pour son implication dans un accident qui avait coûté la vie à une jeune israélienne Lee Zeitouni à Tel-Aviv en 2011. Passager de la voiture qui avait percuté la jeune femme, il avait été condamné à 15 mois de prison ferme dans cette affaire. Le parquet a précisé que les investigations se poursuivaient "sur commission rogatoire". La division des enquêtes économiques et financières de la PJ de Versailles est chargée de l'enquête.