Soupçons d’agressions sexuelles au MJS : "J'ai eu froid dans le dos en écoutant les témoignages"

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Thierry Marchal-Beck, président du Mouvement des jeunes socialiste de 2011 à 2013, est soupçonné de harcèlement et d'agressions sexuelles sur plusieurs militantes socialistes, d'après des révélations de Libération.

TÉMOIGNAGE EUROPE 1

L'ancien président du Mouvement des jeunes socialistes, Thierry Marchal-Beck, est accusé de harcèlement et d'agressions sexuelles par huit femmes, selon Libération. En 2011, il avait succédé à la tête du mouvement politique à Laurianne Deniaud, dont il a été un proche collaborateur. Il y a quinze jours, deux des femmes qui se disent victimes, anciennes militantes du MJS, s'étaient confiées à elle.

"Ça m'a rendu malade". "Elles m'ont raconté ce qui leur était arrivé. J'ai eu froid dans le dos en écoutant leurs témoignages", rapporte Laurianne Deniaud à Europe 1. "Ça m'a rendue malade, c'est quelqu'un que j'ai beaucoup côtoyé. Il faisait partie de mon équipe quand moi j'étais présidente du MJS", rappelle celle qui est désormais première adjointe au maire de Saint-Nazaire.

Une demande d’exclusion. "Personnellement, je n'ai jamais eu de sa part de comportement déplacé, encore moi d'harcèlement et d'agression", souligne l'ancienne présidente. Mardi soir, Rita Maalouf, secrétaire national du PS en charge des droits des femmes, a demandé à ce que Thierry Marchal-Beck soit "officiellement" exclu du parti "dans les plus brefs délais". "La première des réactions et des responsabilités qui nous incombe, c'est d'adresser un message à ces femmes, et de leur dire qu'elles sont courageuses. Notre deuxième responsabilité, c'est de tout faire pour que ça ne se reproduise pas", conclut de son côté Laurianne Deniaud.