Selon l'OCDE, les Français fument et boivent trop

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Selon l'OCDE, les Français fument et boivent trop
@ PHILIPPE HUGUEN / AFP
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Les Français sont les neuvièmes plus gros fumeurs dans le monde et les septièmes plus gros buveurs d'alcool. L'OCDE réclame pour l'Hexagone plus de préventions. 

Les Français boivent et fument en moyenne plus que les habitants des autres pays développés, selon le "Panorama de la santé" publié mercredi par l'Organisation de coopération et de développement économique (OCDE).

24% de fumeurs quotidiens. D'après cette étude, près d'un quart de la population française (24%) déclarait en 2013 fumer quotidiennement, contre 20% pour la moyenne de l'OCDE et à peine plus de 10% en Suède, au Brésil ou en Islande (11%). Sur une quarantaine de pays étudiés, les Français figurent à la neuvième place au classement des plus gros fumeurs. Le taux de consommateurs quotidiens a reculé depuis 2000 mais dans des proportions plus modestes que la moyenne des autres pays étudiés. L'OCDE souligne que la consommation a chuté par endroits, en particulier en Suède, en Islande et en Norvège, et en conclut que "la France doit s'inspirer des mesures prises par ces pays pour réduire davantage la consommation de tabac".

11,1 litres par an et par habitant. Le constat est le même pour l'alcool. Les Français sont au septième rang des plus grands consommateurs, avec une moyenne de 11,1 litres d'alcool pur par habitant contre 8,8 litres dans l'ensemble des pays de l'OCDE. L'organisation salue les effets bénéfiques à ses yeux de la loi Evin de 1991, qui a limité la publicité sur les boissons alcoolisées, mais relève également que la fiscalité est moins décourageante en France qu'ailleurs.

Obésité. A ces deux facteurs de risque s'ajoute l'obésité dont la prévalence est plus faible en France qu'ailleurs, mais en forte augmentation depuis le début des années 2000. On est passé en effet d'un adulte obèse sur neuf à un sur sept en 2013. "La France, comme tous les pays de l'OCDE, a des dépenses de prévention qui se sont pas suffisamment importantes", selon Francesca Colombo, chef de la division santé à l'OCDE.