Saint-Martin : les folles rumeurs après le passage de l'ouragan Irma

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Les plus folles rumeurs ont circulé sur l'île de Saint-Martin après le passage de l'ouragan Irma. Notre envoyé spécial sur place démêle le vrai du faux.

Des centaines de corps dissimulés, des prisonniers évadés... Les rumeurs les plus farfelues circulent sur les réseaux sociaux depuis le passage dévastateur de l'ouragan Irma sur l'île de Saint-Martin. Notre envoyé spécial, arrivé sur place quelques jours avant le passage d'Irma, démêle le vrai du faux.

"C'est glauque !" Premier exemple avec le Super U de Marigot. Pourquoi donc ne rouvre-t-il pas ses portes ? D'après la dernière rumeur tenace, c'est parce que ses frigos servent à entreposer les 360 cadavres que l'on veut nous cacher. Au même moment, le magasin en question, gardé par des militaires, était en pleins préparatifs de réouverture. Caroline, qui habite juste en face, a bien vu la sécurité civile faire le ménage, mais pas pour enlever des corps. "On a vu les congélateurs ouverts, avec des gens qui débarrassaient tout. Ils débarrassaient la bouffe, pas des cadavres ! C'est glauque !", s'exclame-t-elle en rigolant devant le ridicule de cette rumeur. "La maintenance du Super U n'est pas capable de faire de froid négatif pour l'instant, donc ils ne peuvent pas mettre de corps dans les congélateurs", ajoute-t-elle comme s'il fallait encore se justifier. 

Pas de prisonniers évadés. Avant cela, il y avait eu l'histoire de la prison dont les détenus se seraient évadés, en volant des armes. Totalement faux ! Les prisonniers ont été transférés sur une autre île. La préfète se serait enfuie ? Encore faux ! Privés de communication et d'information, les habitants de Saint-Martin se sont répété les pires rumeurs et le bouche à oreille a amplifié le sentiment d'insécurité.

Les militaires surpris. C'est vrai, une grande majorité des magasins a été pillée et des habitants ont été braqués jusque chez eux, rappelle notre envoyé spécial sur place, mais l'île n'était pas à feu et à sang. Des militaires envoyés en renfort avouent d'ailleurs avoir été un peu surpris du faible niveau de violence constaté sur place.