Round d’observation au procès Clearstream

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Round d’observation au procès Clearstream
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Avant le début du procès, les prévenus font bonne figure, alors que leurs avocats passent déjà à l’offensive. Ambiance sur place.

Le calme avant la tempête. Avant que le procès commence, le nombreux public peut observer une scène savoureuse : la partie de serrage de main très urbaine, qui dure jusqu’à ce que l’on entende la sonnette retentir. Cela permet à certains couples d’avocats et de journalistes célèbres de se reformer. Cela permet à certaines parties civiles, comme le préfet Marchiani et Pierre Pasqua, de s’embrasser, et aux prévenus de faire bonne figure en attendant le début de l’audience.

A ce jeu-là, le meilleur a été de loin Dominique de Villepin, qui est entré sourire aux lèvres dans la salle en compagnie de ses deux filles, de son fils, et de son épouse Anne-Marie, vêtue pour l’occasion d’une veste noire habillée, avec une colombe blanche brodée dans le dos au-dessus du mot « paix ». Ensuite, après l’appel des présents, chacun a déclaré son nom, sa situation professionnelle et ses revenus. « Avocat », a répondu Villepin, qui déclare gagner 20 000 euros d’honoraires mensuels.

Enfin, les débats techniques ont commencé. L’avocat de Dominique de Villepin, Henri Leclerc, a expliqué pourquoi le président de la République Nicolas Sarkozy ne pouvait pas rester partie civile dans ce procès, au nom de l’égalité des armes, en faisant au passage le procès du procureur Marin, accusé de cacher des procès-verbaux à la défense.

Alors à quand les choses sérieuses ? D’abord, il faut attendre les réponses du parquet sur tous les points soulevés par les avocats. Ensuite, le tribunal se retirera pour délibérer. On entrera vraiment dans le vif du sujet qu’avec les premiers interrogatoires qui auront lieu mardi en milieu d’après-midi, ceux des prévenus qui ont apporté les listings, Denis Robert et Florian Bourges.

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