Retraites : dans l'attente de la position de Nicolas Sarkozy

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Retraites : dans l'attente de la position de Nicolas Sarkozy
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Le débat sur le report de l’âge de la retraite au-delà de 60 ans a été relancé la semaine dernière.

La question d'un report de l'âge de la retraite en France au-delà de 60 ans n'est pas taboue et devra faire l'objet d'un grand débat national, avait estimé lundi dernier François Fillon. Devant le Congrès, Nicolas Sarkozy devrait à son tour donner son point de vue, "replacer les choses dans leur contexte, fixer un cap, expliquer le pourquoi et le comment" selon les propos de Luc Chatel lundi sur Europe 1.

Au gouvernement et dans la majorité, de plus en plus de voix s’élèvent pour soutenir ce projet. Le ministre du Budget, Eric Woerth, s'est ainsi dit dimanche favorable "à titre personnel" à cette réforme, citant l’exemple de pays voisins comme l’Allemagne où l’âge légal de la retraite est déjà de 65 ans, et devrait encore être repoussé.

"Il est évident que, pour assurer de vraies retraites à tous, notre pays devra un jour repousser l'âge légal du départ à la retraite", avait plaidé Laurence Parisot dans un entretien au Monde publié vendredi. La patronne du Medef avait fixé, pour sa part, la barre à 63,5 ans.

Levée de boucliers de l’opposition et des syndicats. Pour Bernard Thibault, le leader de la CGT, repousser l’âge de la retraite n’aura "comme conséquence que de diminuer les pensions" puisque les salariés ne réussiront pas à partir à l’âge légal. Pour les syndicats, restent en suspens la question de la pénibilité au travail et celle du taux d’emploi des seniors qui reste très bas en France.

Le socialiste Benoît Hamon a, pour sa part, estimé que "la question du financement des retraites (était) sérieuse" mais il a trouvé "effarant que le Premier ministre ne l'envisage que sous l'angle d'une remise en cause des droits des salariés".