Restos du cœur : la loi contre le gaspillage alimentaire "change beaucoup de choses"

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Dès février 2017, les grandes surfaces auront l'obligation de faire don de leurs produits invendus à des associations d'aide alimentaire habilitées, comme les Restos du cœur.

INTERVIEW

Les Restos du cœur ont lancé mardi leur campagne d'hiver et s'attendent une nouvelle fois à servir toujours plus de personnes en situation de grande précarité. "D'après les premiers chiffres des inscriptions, on atteindra probablement les 930.000 personnes. Sans doute plus avec l'hiver", indique Patrice Blanc, nouveau président des Restos du cœur, sur Europe 1 mardi midi.

"La possibilité de compléter notre gamme de produits". Pour aider l'association créée par Coluche à fournir autant de repas, les grandes surfaces auront désormais l'obligation de faire don de leurs invendus. Cette mesure - la loi Garot contre le gaspillage alimentaire - entrera en vigueur en février 2017. "Cela change beaucoup de choses mais ça ne change pas tout" estime Patrice Blanc qui précise que certaines grandes et moyennes surfaces faisaient déjà des dons de façon volontaire. "Pour nous aux Restos, c'est une possibilité supplémentaire qui nous est offerte de compléter notre gamme de produits", se réjouit-il. "Cela étant, on doit le faire en respectant les règles sanitaires. Il n'est pas question pour nous de distribuer n'importe quoi. Ce sont toujours des produits de qualité", assure le président des Restos. Cette aide supplémentaire ne doit pas freiner les particuliers à faire eux-mêmes des dons.


Garantir "l'accueil inconditionnel". Sur Europe 1, Patrice Blanc a par ailleurs rappelé l'importance de "l'accueil inconditionnel". "Toute personne qui frappe à l'accueil des Restos peut bénéficier de l'aide accordée par les 71.000 bénévoles dans plus de 2.100 centres en France métropolitaine", souligne-t-il. "On ne demande pas s'ils sont en situation régulière ou pas, s'ils sont jeunes ou vieux. La seule chose que l'on examine avec eux c'est quelles sont leurs ressources et leurs dépenses. À partir de ce budget, on voit s'ils peuvent bénéficier ou non de l’aide alimentaire", précise le président des Restos. Et s'ils dépassent le budget, les personnes en situation de précarité peuvent tout de même bénéficier des autres activités d'aide à la personne développées par l'association.