RER A : rupture entre la base et les syndicats

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RER A : rupture entre la base et les syndicats
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La grève est reconduite avec une majorité en baisse. Un comité de conducteurs s’est constitué pour rappeler ses revendications.

Au treizième jour de grève sur la ligne A du RER, les conducteurs sont lassés. Alors que les négociations entre syndicats et direction sont toujours au point mort, un "comité de conducteurs du RER" s’est constitué pour rappeler ses revendications. Il a demandé à être reçu par la direction.

"Au départ, les agents de conduite demandaient une augmentation des effectifs pour résorber les retards ainsi qu’une revalorisation salariale liée à l’élargissement des compétences", rappelle Serge, un conducteur qui a signé la lettre. L’objectif de ce comité est de "débloquer la situation au plus vite". Les grévistes connaissent en effet des pertes de salaire importantes.

Le mouvement de grève a malgré tout été reconduit mardi "à une majorité importante" selon la CGT, alors que les précédents votes donnaient "une très large majorité". "Ca se fissure", juge Sud-RATP (minoritaire).

"Dès le départ la direction visait un pourrissement du conflit, et son seul but est de montrer que le service minimum soi-disant fonctionne", selon Joël Joseph de la CGT, qui se dit conforté en cela par les déclarations du PDG de la RATP au Figaro de mardi. "La grève est toujours l'expression d'un rapport de forces et cette fois-ci les salariés n'ont pas assez mesuré notre détermination", a affirmé Pierre Mongin. Aucune nouvelle rencontre entre les syndicats et la direction n'est programmée à ce stade, la dernière remontant à la nuit de jeudi à vendredi.

La RATP a indiqué que le trafic s'améliorait légèrement mardi avec deux trains sur trois aux heures de pointe, contre un sur deux jusqu'ici, et quelques trains en dehors de ces plages horaires.