Règlements de comptes à Marseille : "Ça ne veut pas dire que Marseille est à feu et à sang"

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Le préfet de police des Bouches-du-Rhône a affirmé au micro d'Europe 1 que la recrudescence des règlements de compte à Marseille ne remettait pas en cause la politique de lutte contre les violences dans la ville.

INTERVIEW

Une nouvelle fois, les armes ont repris la parole à Marseille. Un commerçant a été tué mercredi soir devant chez lui, et quelques heures plus tard, c’est un homme de 35 ans qui a été abattu à Marignane, révélait Europe 1, vraisemblablement lors d’un règlement de compte lié au trafic de drogue. En tout, ce sont 21 personnes qui ont trouvé la mort dans des règlements de comptes à Marseille depuis le début de l’année.

Grand banditisme. "Un règlement de comptes, c’est un assassinat entre malfaiteurs, c’est un acte qui est commis entre équipes rivales, sur fond de trafic de drogue ou de grand banditisme. Mais ça ne veut pas dire que Marseille est à feu et à sang", explique Laurent Nuñez, préfet de police des Bouches du Rhône, au micro d’Europe midi.

Une baisse des violences. "Les homicides, qui n’ont rien à voir avec les règlements de compte, sont en baisse de 64 % depuis le début de l’année, les vols avec violence en baisse de 50% depuis ces deux dernières années, les vols à main armée sont en baisse de 30%... Nous obtenons des résultats sur la violence à Marseille et je ne veux pas que les règlements de comptes occultent ces bons résultats", tient à souligner ce responsable.

Huit règlements de comptes évités. "La lutte contre le trafic de stupéfiants s’est intensifiée, depuis le début de l’année nous avons doublé le nombre de saisies, le nombre de saisies d’armes liées au trafic de stupéfiant a augmenté de 60%. Nous avons démantelé 40 réseaux en un an", détaille encore Laurent Nuñez. "Il y a donc des résultats significatifs qui sont obtenus dans la lutte contre le trafic de stupéfiants. Ces actions déstabilisent un certain nombre de territoires, ce qui conduit à des actions de vendetta pour des conquêtes de territoire", explique le préfet pour justifier les échauffourées des derniers mois. "Nous sommes à huit règlements de comptes évités depuis le début de l’année", précise-t-il.