Rachid Ramda devant ses juges

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Rachid Ramda devant ses juges
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Le procès en appel de l’islamiste algérien, condamné à la prison à vie en 2007, s’est ouvert devant la cour d’assises spéciale.

Cela fait quatorze ans que Rachid Ramda, le "cerveau présumé" des attentats islamistes de 1995 à Paris, clame son innocence. Condamné à perpétuité en 2007, son procès en appel devant la cour d’assises spéciale de Paris s’est ouvert mercredi.

Cette première journée d’audience devrait être consacrée aux formalités d'ouverture du procès. Au cœur de ce jugement en appel : le contexte dans lequel les attentats ont été orchestrés. "On est sur la thèse d'une manipulation par les services secrets algériens", avance Sébastien Bono, l'avocat de Ramda, qui compte plaider la relaxe.

Rachid Ramda est poursuivi pour "complicité d'assassinats en relation avec une entreprise terroriste" concernant les attaques des stations du RER Saint-Michel (huit morts et 150 blessés), du métro Maison Blanche (18 blessés le 6 octobre 1995) et du RER Musée d'Orsay (26 blessés le 17 octobre 1995).

Parmi les éléments matériels retenus par l'accusation, une empreinte digitale de Rachid Ramda identifiée sur un bordereau de transfert d'argent à un des poseurs de bombe la veille de l'attentat du Musée d'Orsay. Des écoutes menées par la police montrent aussi qu’il était en rapport téléphonique régulier avec Ali Touchent et Boualem Bensaïd, coordinateurs des actions en France.

Extradé de Grande-Bretagne en décembre 2005 après dix ans de procédure, Rachid Ramda avait déjà été condamné en 2006 à dix ans de prison en correctionnelle dans un autre volet du dossier.