Quota : Les élèves des grandes écoles sceptiques

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Quota : Les élèves des grandes écoles sceptiques
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A la sortie de la prestigieuse école de commerce de l’ESCP, les élèves sont partagés : une réforme s’impose, mais pas au risque de brader les concours d’entrée.

Le projet d’instaurer des quotas dans les grandes écoles ne fait toujours pas l’unanimité. Si le principe est louable, son application est incertaine, comme l’a rappelé Pierre Tapie, président de la conférence des grandes écoles (CGE) : les grandes écoles partagent l'objectif d'intégrer 30% de boursiers dans leurs formations, mais refusent le principe de "quotas" de boursiers imposés.

Les élèves de ces grandes écoles sont à l’image des établissements qu’ils fréquentent : plutôt sceptiques, mais prêt à franchir le pas à certaines conditions. A la sortie de l’école de commerce ESCP, à Paris, la grande majorité des élèves ont les mêmes origines sociales : plutôt parisiens et issus de bonne famille. Camille Langlade est allée à la rencontre de ces élèves pour Europe 1. Chloé se montre par exemple sceptique vis-à-vis des quotas, elle les trouve simplement injustes :



Même les élèves boursiers ne sont pas entièrement convaincus. Nicolas est lui favorable à une telle mesure, c’est une nécessité, mais il craint que les résultats ne soient pas au rendez-vous :



D’autres pistes sont actuellement discutées : imposer des quotas à l’entrée en classe préparatoire, mieux informer dans les lycées, développer le tutorat… De nombreux élèves redoutent que le système de quotas puisse donner l’impression de brader le diplôme des grandes écoles.