Quelque 2.200 demandes d'indemnisation déposées par des victimes des attentats de Paris

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Quelque 2.200 demandes d'indemnisation déposées par des victimes des attentats de Paris
@ AFP
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C'est le chiffre officialisé vendredi par Juliette Méadel, la secrétaire d'Etat chargée de l'aide aux victimes.

Quelque 2.200 demandes d'indemnisations de victimes des attentats de novembre ont été déposées auprès du Fond de garantie des victimes des actes de terrorisme "et ça pourrait aller jusqu'à 4.000", a déclaré vendredi Juliette Méadel, la secrétaire d'État chargée de l'aide aux victimes.

Une "aide" pour certains dossiers. Sans donner davantage de précision sur le budget qui y sera alloué, la secrétaire d'État a simplement déclaré travailler "à la pérennité du financement du Fonds de garantie des victimes des actes de terrorisme et d'autres infractions (FGTI) sur le long terme" avec le ministre des Finances, Michel Sapin.  "Tous ces dossiers ne posent pas problème mais certains ont besoin d'être aidés" a ajouté Juliette Méadel, qui siègera désormais au conseil d'administration du FGTI.

Faire respecter les droits des victimes. Selon le décret d'attribution publié vendredi, la secrétaire d'État auprès du Premier ministre est chargée "d'assurer le respect des droits" des victimes en cas "d'infractions pénales, de faits de terrorisme, d'accidents collectifs, de sinistres sanitaires, industriels, alimentaires ou de santé publiques, d'accidents écologiques, industriels, de catastrophes naturelles ou encore de discriminations et d'atteintes aux droits fondamentaux". Elle travaillera en concertation avec les ministères de la Justice, des affaires sociales et de la Santé, des Finances, ainsi que le ministère des Affaires étrangères et de l'environnement.

Interlocutrice unique. Le texte lui a également attribué le rôle d'interlocuteur unique pour les victimes, une mesure qui était réclamée par les associations pour faciliter leurs démarches administratives, certaines victimes ou proches vivant un "éprouvant parcours du combattant administratif" pour faire valoir leurs droits, a constaté Juliette Méadel.