Terrorisme : quelle unité d'élite pour quelle intervention ?

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Les forces d'élite de la police et de la gendarmerie, toujours sur le qui-vive face aux menaces terroristes, vont être mises à l'épreuve.

Faire cohabiter et coopérer le RAID, la BRI et le GIGN, n'est pas toujours chose facile. Le ministre de l'Intérieur dévoilera mardi son plan de répartition des forces d'intervention, qui doit déterminer la manière dont les unités d'élite pourront désormais faire face à une attaque terroriste ou une tuerie de masse n'importe où sur le territoire. Mais ce plan demande également au RAID, à la BRI et au GIGN de faire leurs preuves, via une évaluation de leurs compétences réelles.

Une série d'exercices. Côte à côte, les policiers du RAID, ceux de la BRI et les gendarmes du GIGN vont devoir faire tout une série d’exercices, sur des situations très précises. Il s'agit de déterminer très exactement quelle unité maîtrise ou ne maîtrise pas assez telle ou telle technique d’intervention, comme l'utilisation d'explosifs pour faire sauter une porte, l'intervention dans un espace contaminé avec combinaisons spéciales ou encore savoir tirer dans des situations très particulières. Les tests seront arbitrés par un groupe de spécialistes, issus des trois unités.

Des unités qualifiées. Si théoriquement ces différents corps d'élite prétendent savoir tout faire ou presque, dans les faits certaines techniques sont loin d'être maîtrisées. En ce qui concerne l’explosif, par exemple, le RAID avait eu des difficultés lors de l'intervention de novembre à Saint-Denis. C’est donc le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, qui a décidé d’en passer par cette évaluation. L’objectif étant de faire appel à l’unité la mieux qualifiée pour appliquer la technique requise dans une situation donnée, quand bien même une autre force est déjà sur place.

À chacun sa spécialité. Le ministre veut que le RAID, la BRI et le GIGN travaillent mieux ensemble, qu'ils s’appuient sur les atouts des uns et des autres. Mais pour autant, il n'est pas prévu qu'ils partagent leurs connaissances. Chacun gardera son propre savoir-faire. Ainsi, les unités seront complémentaires, pas interchangeables.