Quatrième journée internationale contre l'homophobie

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Quatrième journée internationale contre l'homophobie
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La journée internationale contre l'homophobie, lancée à l'origine à l'initiative d'une organisation québécoise, est célébrée dans une cinquantaine de pays ce week-end pour rappeler que si "l'homosexualité n'a pas de frontières" la discrimination n'en a pas non plus.

La quatrième édition de la journée internationale contre l’homophobie est célébrée dimanche. La date du 17 mai a été retenue pour cette manifestation (International Day Against Homophobia, en anglais, connue sous l'acronyme IDAHO), car c'est ce jour là -le 17 mai 1990- que l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) avait retiré l'homosexualité de la liste des maladies mentales.

A l’origine de cette journée, Laurent McCutcheon, le président de la Fondation Emergence. Selon lui, "il y a 192 pays à l'ONU et, dans la moitié, l'homosexualité est encore interdite, notamment sur l'essentiel du continent africain, dans les pays arabes et en Asie.

Regardez la pub contre l’homophobie diffusée à l’occasion de cette journée :


Mais il y a encore "beaucoup de travail à faire", souligne-t-il. 67 pays seulement ont signé la déclaration relative aux "droits de l'homme et à l'orientation sexuelle et l'identité de genre", présentée l'an dernier à l'Assemblée générale de l'ONU à l'initiative de la France et des Pays-Bas. "Le Vatican n'a pas voulu la signer", relève Laurent McCutcheon.

Autre pays non signataire : La Russie. "Elle semble être un noyau dur", a-t-il aussi estimé à propos des violences dont sont victimes des membres des communautés, gay, lesbienne ou transgenre dans ce pays. La Russie avait par ailleurs maintenu son veto à la "gay pride" de samedi et de nombreux incidents se sont déroulés en marge des défilés.

En France, où plusieurs manifestations sont prévues et où un congrès se tenait vendredi sur le respect des droits des homosexuels, le thème cette année est la "transphobie", ou refus des personnes transgenres.

Ecoutez le portrait de Paul Bourgois, 20 ans et étudiant à Lille :