Quand un anniversaire tourne en une réunion néonazie

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Quand un anniversaire tourne en une réunion néonazie
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Le maire de Chozeau, dans l'Isère, se dit "victime" de la soirée néonazie organisée samedi dernier par un particulier.

"La salle avait été réservée par un particulier pour un anniversaire. Nous le faisons régulièrement pour les mariages. Nous n'avions pas à douter de la nature de cette soirée", a indiqué Gilles Desvignes, maire de Chozeau à propos de la réunion qui s’est déroulée samedi dernier dans la salle des fêtes de la commune. Mais la soirée s’est révélée être de toute autre nature.

Au lendemain de la soi-disant fête, le premier magistrat de la ville n'a pu que se rendre à l'évidence. Car en ouvrant les poubelles de la salle communale, où "tout était propre et rangé, j’ai découvert des affichettes de vente de produits (drapeaux, écussons, T-shirts, DVD) le tout traduit en allemand et en anglais, portant la référence d'un site internet très explicite", raconte Gilles Desvignes. "Dans ce dossier, nous sommes la victime", estime-t-il.

La fausse soirée d’anniversaire a ainsi rassemblé de 120 à 150 personnes se réclamant du national-socialisme. Et le site internet dont il est question sur les affichettes entre autres "est spécialisé dans la diffusion de produits portant la croix gammée et autres insignes faisant référence au IIIe Reich", selon le Dauphiné Libéré qui a révélé l’affaire.

Le quotidien croit également savoir que "la tenue de cette réunion secrète a filtré jusqu'au plus haut niveau de l'État", et que "des agents de la direction centrale du renseignement intérieur se sont infiltrés samedi soir à Chozeau", en quête d'informations pour identifier chacun des participants à une telle réunion. Car "depuis 2008, plusieurs mouvements de droite ultra, baptisée droite-socialiste, sont dans le collimateur des services secrets. Et cette nuit-là, des voitures sont venues d'Italie, de Suisse et d'Allemagne. Reste à savoir pourquoi la cité iséroise a été choisie", indique le journal.

"La salle a été louée 500 euros à un jeune homme installé sur la commune voisine de Pont-de-Chéruy. Un homme connu par certains services pour s'inscrire dans les mouvances de droite socialiste", ajoute le quotidien.