Pupilles de la nation : l'aide de l'Etat pour les enfants des victimes

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Pupilles de la nation : l'aide de l'Etat pour les enfants des victimes
@ J. ESPIO / AFP
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Après les attentats perpétrés à Paris , une cinquantaine d'enfants de victimes pourront devenir pupilles de la nation. 

Ils ont perdu un parent dans les attentats du 13 novembre. Il leur reste un père ou une mère, mais l'Etat propose quand même de les aider, en leur octroyant le statut de pupille de la nation.

Pupilles de la nation, c'est quoi ? Créé en 1918 et réservé à l'origine aux enfants des soldats morts au combat, avant d'être élargi en 1986 aux enfants de victimes d'attentats, ce statut concerne les enfants de huit mois à 20 ans. Rien à voir avec le statut de "pupille de l'Etat", réservé aux orphelins qui ont perdu leurs deux parents. L'idée, ce n'est pas de se substituer au parent encore en vie ou de se mêler de son éducation, mais de soutenir financièrement cet enfant. A Noël par exemple, pour ses 18 ans, au moment du permis de conduire ou à l'achat de sa première voiture. L'Etat pourra même se porter garant pour la location d'un appartement et verser la caution. Enfin, leur démarches administratives seront extrêmement simplifiées et accélérées.

Un accompagnement précieux. Une aide non négligeable, reconnaît le frère d'Halima, 37 ans, morte au restaurant la Belle Equipe. "Les enfants ont trois et sept ans. Elever deux enfants tout seul quand on est papa, ce n'est pas spécialement évident dans ce genre de situation. S'il peut avoir un appui psychologique par rapport aux enfants, même dans le cadre de leur scolarité ou autre, cela lui permettra d'être accompagné dans l'éducation des deux petits."

Plus de 300 pupilles de la nation aujourd’hui. Aujourd'hui, 320 enfants sont suivis régulièrement et reçoivent en moyenne 2.000 euros par an. Et le nombre de demandes croît avec la fréquence et la violence des attentats. En 2014, 26 enfants ont obtenu ce statut, et 33 en 2015 dont une dizaine liés aux attentats de janvier dernier. Cette fois, c'est une cinquantaine d'enfants supplémentaires qui pourraient être placés sous la responsabilité de l'Office national des anciens combattants et victimes de guerre.