Edwige Antier juge "pathétiques" les propos de Patrick Sébastien sur la fessée

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Dans son livre, l'animateur évoque sa "nostalgie du temps de la violence light". Pour Edwige Antier, pédiatre, ces propos sont "pathétiques". 

Le débat sur l'interdiction de la fessée a été relancé la semaine dernière par deux phrases de l'animateur Patrick Sébastien, issues de son dernier livre Le vrai goût des tomates mûres (Ed Broché). "Je vais faire un tour avec toi dans ma nostalgie, du temps de la violence light. Le martinet sur les fesses, les torgnoles de comptoir, les bastons des bals musette, les pains des mêlées rugueuses", écrit l'animateur.

Un traumatisme de l'enfance. Invitée du débat du Grand direct de l'actu, lundi, la pédopsychiatre Edwige Antier a jugé ces propos "pathétiques" : "Tous les problèmes de Patrick Sébastien sont liés aux châtiments corporels durant l'enfance. C’est terrible de le voir revendiquer aujourd’hui que cela ne lui aurait rien fait", a-t-elle estimé. "Quand vous prenez des claques, pour toute la vie vous êtes écrasé, vous vous dites 'je suis une mauvaise personne'."

"Ça n'éduque pas". "Les châtiments corporels sont à abolir dans l’éducation des enfants. On frappe parce que l’on craque mais ça n’éduque pas", a plaidé la psychiatre, qui a toujours milité pour l'interdiction de la fessée. Face à Edwige Antier, la présidente de l'Observatoire des parents et de l'école, Corinne Tapiero, a estimé qu'il ne fallait "pas culpabiliser les parents". "Il y a des mots qui blessent plus qu'une paire de claques", a-t-elle jugé.

Un vif échange avec Yann Moix. Les mots de Patrick Sébastien avaient déjà fait débat, samedi soir, sur France 2. Invité de l'émission On n'est pas couché, l'animateur a connu un échange très vif avec le chroniqueur Yann Moix, lui-même victime de violences durant son enfance et "très mal à l'aise" face à ces deux phrases (à partir de 27'51). "J'ai vécu des tartes comme tous les mômes de ma génération. Franchement, ça ne m'a pas traumatisé", s'était défendu Patrick Sébastien.


Patrick Sébastien - On n'est pas couché 2 avril...par onpc