Procès Stern : "c’est l’argent qui a tué, pas l’amour"

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Procès Stern : "c’est l’argent qui a tué, pas l’amour"
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Le Procureur général a dépeint Cécile Brossard comme une femme cupide, tandis que son avocat l’a décrite en femme poussée "à bout".

"Ce n'est pas l'amour qui a tué, mais la haine et l'argent." Le Procureur général du procès de Cécile Brossard a dressé mardi le procès d’une "femme n'ayant qu'une obsession : l'argent".

L’avocat de la famille Stern a enfoncé le clou : "Votre crime est nu. C'est le million, la haine, la vengeance, la domination. Ce million, c'est le seul sujet. Ce million est central. Le million ! Le million ! Le million !", a martelé Maître Bonnant.

Ecoutez le récit de cette journée délicate pour l’accusée, par Fabienne Le Moal, qui suit le procès à Genève pour Europe 1 :



Plus tard dans la journée, l’avocat de Cécile Brossard, Maître Maurier, avait avancé que "l'accumulation" des avanies que lui aurait fait subir Edoaurd Stern qui a poussé Cécile Brossard "à bout". "Edouard Stern est un chasseur. Ce qu'il aime c'est la traque. Cécile Brossard est un beau gibier : un gibier humain".

La défense plaide le "crime passionnel", passible d'une peine minimum d'un an et d'un maximum de dix ans de prison. Sans cette circonstance atténuante, Cécile Brossard encourt une peine d'emprisonnement de cinq à vingt ans. Le verdict sur la qualification du meurtre devrait être rendu mercredi. Les parties doivent ensuite plaider sur la peine qui doit être infligée à l'accusée.