Procès en vue pour l'ex-ambassadeur Boris Boillon qui voyageait avec 350.000 euros en liquide

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Procès en vue pour l'ex-ambassadeur Boris Boillon qui voyageait avec 350.000 euros en liquide
Boris Boillon sera jugé en mars à Paris.@ FETHI BELAID / AFP
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L'ancien ambassadeur français Boris Bouillon sera jugé en correctionnel le 23 mars à Paris, après avoir été arrêté avec 350.000 euros en liquide à la gare du Nord en 2013.

L'ex-ambassadeur de France en Irak et en Tunisie, Boris Boillon, arrêté en juillet 2013 gare du Nord alors qu'il voyageait avec 350.000 euros et 40.000 dollars en liquide, sera jugé le 23 mars à Paris, notamment pour "blanchiment de fraude fiscale", a appris lundi l'AFP de source judiciaire. L'ancien conseiller diplomatique de l'ex-président Nicolas Sarkozy, alors reconverti dans le privé, avait été intercepté par la douane le 31 juillet 2013 tandis qu'il s'apprêtait à monter dans un train à destination de Bruxelles.

Jugé en correctionnel. A l'issue de son enquête préliminaire, le parquet de Paris a décidé de faire citer à comparaître le diplomate de 46 ans devant le tribunal correctionnel de Paris. Il devra répondre de "blanchiment de fraude fiscale", "faux et usage de faux", "manquement à l'obligation déclarative de transfert de capitaux" et "abus de biens sociaux", a détaillé la source judiciaire. Selon une source proche de l'enquête, Boris Boillon avait expliqué aux enquêteurs que ces sommes provenaient de ses activités professionnelles privées en Irak. D'après lui, ces prestations étaient rémunérées en liquide, du fait des carences du système bancaire irakien.

Réintégré au Quai d'Orsay. Arabophone, Boris Boillon, connu comme étant l'un des "Sarko boys", avait été nommé par l'ancien président de la République ambassadeur de France en Irak en juillet 2009. Il était ensuite devenu en janvier 2011 ambassadeur en Tunisie, pour redresser, en pleine révolte du Printemps arabe, une image calamiteuse de la France très liée à l'ex-président Ben Ali. Mais son mandat avait débuté avec fracas : il avait dû, peu après son arrivée, présenter ses excuses aux Tunisiens, après avoir répondu à la presse nationale d'une manière jugée "agressive". Il avait quitté son poste en août 2012. Après son passage dans le privé, il a depuis réintégré le ministère des Affaires étrangères. Le diplomate est actuellement affecté en renfort à New York, aux Nations unies.