Procès du Carlton de Lille : DSK assume sa sexualité "rude"

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Procès du Carlton de Lille : DSK assume sa sexualité "rude"
@ AFP
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A L'AUDIENCE - Au deuxième jour d'interrogatoire de DSK, les débats se sont apesantis sur la sexualité de l'ex-patron de FMI.

Il semble n'avoir rien à cacher et assume tous les pans de sa sexualité. Mardi, DSK avait expliqué que lui, ce qu'il aime, c'est que ce soit "la fête". Mercredi, au deuxième jour de son interrogatoire, Dominique Strauss-Kahn a dû s'expliquer, plus qu'il ne l''aurait souhaité, sur ses pratiques sexuelles. Une insistance qui a poussé DSK a sortir de ses gonds.

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"Sauf à me poursuivre pour pratiques sexuelles dévoyées"... "Maître, je commence en avoir un peu assez", a ainsi vertement lancé Dominique Strauss-Kahn à l'avocat d'une partie civile, qui s'étendait un peu trop à son goût sur le sujet. "La prévention ne retient pas la pratique sexuelle. Les comportements que j’ai, il est loisible à chacun de ne pas les apprécier. Mais, dès lors que ca ne sert pas à démontrer que je savais qu’il s’agissait de prostituées, quel sens cela a-t-il de revenir dessus sempiternellement ?", demande-t-il ainsi. "Sauf à vouloir me poursuivre pour pratiques sexuelles dévoyées. Mais ce délit n'existe pas...", ironise DSK, son calme revenu.

Il est vrai que l'ancien patron du FMI a vu être étalés au public certains pans de sa vie sexuelle. Le tribunal a ainsi détaillé deux rencontres entre DSK et Jade, une ancienne prostituée. L'une, au Tantra, un club échangiste perdu dans la campagne belge, où DSK n'était que l'un des 40 ou 50 participants, mais bien "occupé", selon Jade. Et qui s'est terminée, tard dans la nuit, ou tôt le matin, dans un hôtel de Bruxelles, entre Jade, DSK et la compagne de ce dernier. Mais il semble que, comme Mounia qui a témoigné mardi, l'ex-prostituée ne garde pas le même souvenir que l'ancien patron du FMI. En pleurs, Jade évoque ainsi, bien qu'elle n'emploie jamais le terme précis, une relation non consentie.

"Un plantage d'ambiance". On s'attarde aussi sur un voyage à Washington, organisé par les amis de DSK, auquel Jade participe. Mais la sauterie tourne court : "il y a eu un plantage d’ambiance puisque (une amie de DSK) n’a pas voulu se mélanger", explique la jeune femme avec son vocabulaire fleuri.

Mais DSK le reconnait : "Je dois avoir une sexualité, je le découvre dans ce dossier, qui doit être plus rude que la moyenne des hommes." "Certaines femmes peuvent ne pas l’apprécier, je le conçois", concède-t-il. Mais il l'assure, s'il s'était aperçu du mal qu'il faisait à Jade, il aurait arrêté.

Et le tribunal est revenu une nouvelle fois sur la question centrale du dossier : DSK savait-il que Jade était payée pour coucher avec lui ? Au cours de l'instruction, l'ancien patron du FMI a plaidé la naïveté. "Il ne faut pas nous prendre pour des brêles, il ne doit pas être si naïf que ça. Il y a naïveté devant vous, la cour, et naïveté à la maison. Ce monsieur a sans doute un QI beaucoup plus élevé que le mien", a réagi Jade.