Procès Courjault : les psychiatres ne croient pas au déni de grossesse

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Procès Courjault : les psychiatres ne croient pas au déni de grossesse
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Contrairement aux psychologues, ils jugent que la thèse du déni de grossesse relève plutôt de la "stratégie de défense".

"Nous sommes plus dans le mensonge que dans le déni." Les experts psychiatres ont totalement contredit, mardi, les experts psychologues qui avaient appuyé la thèse de la défense, lundi, en parlant de "déni", ou de "dénégation".

Guillaume Biet, envoyé spécial d’Europe 1 à Tours, fait le point dans cette querelle d’experts :



"Nous n'avons constaté aucun cas de déni de grossesse", a asséné le docteur Fanny Puel-Metivier. Pour la psychiatre, qui a entendu l'accusée à plusieurs reprises durant l'instruction, "la question de déni de grossesse ne se pose pas parce que dans le déni, elle aurait accouché sans même avoir eu l'idée un jour qu'elle était enceinte. Or, Mme Courjault savait".

Son confrère, le docteur Michel Masson confirme : "elle avait conscience de son état de femme enceinte. Elle nous l'a dit". Le psychiatre regrette que "la défense veuille coller absolument cette étiquette" du déni de grossesse.

La cour a par ailleurs rejeté l'hypothèse de la mort accidentelle des bébés, évoquée lundi par le Professeur Israël Nisand.

Véronique Courjault a écouté ces experts attentivement, sans grande réaction. Son procès se poursuit mercredi, avec les dernières interrogations à l'accusée, les plaidoiries des parties civiles dont fait partie son mari Jean-Louis Courjault et le réquisitoire de l'avocat général. Véronique Courjault encourt la réclusion criminelle à perpétuité. Le verdict est attendu jeudi.

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