Procès Clearstream : le ton monte entre Villepin et MAM

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Procès Clearstream : le ton monte entre Villepin et MAM
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Pour l'ancien premier ministre, Nicolas Sarkozy "pèse sur le dossier de tout son poids". Des accusations réfutées par Michèle Alliot-Marie.

Dominique de Villepin estime que Nicolas Sarkozy devrait "faire preuve d'une grande retenue" dans l'affaire Clearstream, dans un entretien à paraître jeudi dans L'Express, mais dont des extraits ont été publiés mercredi.

Nicolas Sarkozy "n'est pas une partie civile comme les autres", "il pèse sur le dossier de tout son poids institutionnel, il a autorité sur le parquet, il appartient au Conseil supérieur de la magistrature et plusieurs de ses ministres sont témoins ou partie civile", insiste Dominique de Villepin, qui comparaîtra le 21 septembre dans le cadre de cette affaire.

"L'un de ces témoins est même garde des Sceaux (Michèle Alliot-Marie). Pour éviter la confusion des genres, il aurait dû faire preuve d'une grande retenue alors que chacun sait qu'à l'Elysée, ce dossier a bénéficié d'une attention toute particulière", ajoute-t-il.

"Il n'y a pas de procès politique dans notre pays", lui répond Michèle Alliot-Marie mercredi sur Europe 1, avant d’ajouter : "Il y a un procès dans lequel il y a une accusation et une défense, et c'est le juge qui tranchera sur des moyens de droit, pas des moyens politiques".

"Je l'ai souvent dit, je veux connaître la vérité parce que j'ai été en quelque sorte ciblée, j'ai été une des victimes potentielles à travers Patrick Ollier (son compagnon, député UMP, partie civile dans l'affaire). Je veux savoir pourquoi", précise la ministre.

Au cours de l'instruction, les juges Jean-Marie d'Huy et Henri Pons avaient entendu Michèle Alliot-Marie à deux reprises comme témoin. Ils cherchaient à savoir si en 2004 celle qui était alors ministre de la Défense était au courant de la présence de noms de personnalités, dont Nicolas Sarkozy, sur des listings bancaires de la chambre de compensation luxembourgeoise Clearstream.

Ces listings, en réalité des faux, attribuaient à ces personnalités des comptes bancaires occultes et avaient été transmis à la justice en 2004, donnant ainsi naissance à cette affaire de dénonciation calomnieuse valant à Dominique de Villepin et à quatre coprévenus d'être jugés du 21 septembre au 21 octobre.

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