Procès AZF : un témoin clé nie tout contact avec un produit dangereux

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Procès AZF : un témoin clé nie tout contact avec un produit dangereux
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Le procès en correctionnelle de l'explosion de l'usine AZF de Toulouse est entré mardi dans sa 14e semaine. Gilles Fauré, l’ouvrier ayant déversé la dernière benne dans le hangar stockant du nitrate d'ammonium, juste avant son explosion, a nié tout contact avec un produit chloré.

"Je n'ai jamais vu de sac de DCCNa", a affirmé mardi à la barre du tribunal correctionnel de Toulouse, Gilles Fauré, un des témoins clé du procès en correctionnelle de l’explosion de l’usine AZF de Toulouse. Il est l’ouvrier ayant déversé la dernière benne dans le hangar 221 stockant du nitrate d'ammonium, un quart d'heure avant son explosion.

Cet homme de 47 ans a assuré n'avoir déversé "que le contenu d'environ 150 kilos d'un sac de nitrate d'ammonium déchiré". Il a rappelé avoir eu l'autorisation de ses supérieurs de déverser le produit au hangar 221 tout en soulignant, en contradiction avec des témoins précédent: "C'était la première fois que j'allais du 335 au 221".

Employé depuis 1993 par la Surca, chargée du tri des déchets sur le site de l'usine AZF, il fait partie des treize personnes mises en examen pour homicides involontaires à l'été 2002 et a attendu plusieurs années avant de bénéficier d'un non-lieu, en juillet 2006.

Seuls restent prévenus à ce jour le directeur de l'usine, Serge Biechlin, et son propriétaire, Grande Paroisse (groupe Total). Ils comparaîtront début juin. L’explosion de l’usine AZF en septembre 2001 dont les causes restent encore inexpliquées, avait fait 31 morts.