Pression sur des victimes : Claude Evin relaxé

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Pression sur des victimes : Claude Evin relaxé
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Le tribunal correctionnel de Paris a relaxé mardi l'ancien ministre de la Santé Claude Evin. Il était accusé d'avoir indirectement exercé des pressions sur les parents d'une victime de l'affaire du sang contaminé pour qu'ils retirent leur plainte devant la Cour de Justice de la République.

Claude Evin, accusé d'avoir fait pression sur des victimes dans le cadre de l'affaire du sang contaminé, a été relaxé mardi. Les magistrats du tribunal correctionnel de Paris ont également relaxé l'ancien président de l'Association d'aide aux victimes d'accidents médicaux (Aviam), Jacques Catz. Ce dernier était poursuivi pour "menaces ou actes d'intimidation sur une victime en vue de rétractation de sa plainte". Claude Evin, ministre de la Santé de 1988 à 1991, répondait de "complicité".

Claude Evin avait été mis en examen en juin 1999 pour "homicide involontaire" à la suite d'une plainte déposée par les époux Aloncle, dont la fille Catherine est morte en 1991 d'une complication du sida survenue à la suite d'une transfusion faite en 1984. Les plaignants reprochaient à Claude Evin de ne pas avoir organisé, entre 1989 et 1991, le rappel des personnes transfusées avant le 1er août 1985, date d'entrée en vigueur du dépistage systématique du sida dans les dons du sang. En 2003, la commission d'instruction de la Cour de Justice de la République a finalement rendu un non-lieu dans l'affaire. Mais, selon Madeleine Aloncle, partie civile au procès, Claude Evin aurait entre-temps incité Jacques Catz a l'intimider.

Se disant "broyée", Madeleine Aloncle avait raconté comment Jacques Catz, lors de plusieurs conversations téléphoniques, dont l'une a été enregistrée, lui aurait fait craindre d'être responsable de l'échec de la promulgation d'une future loi sur l'indemnisation des victimes d'aléas thérapeutiques si elle et son mari ne retiraient pas leur plainte.