Près de Marseille, l'inventeur et sportif Franky Zapata et son "Flyboard Air" cloués au sol

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Près de Marseille, l'inventeur et sportif Franky Zapata et son "Flyboard Air" cloués au sol
Le sportif et inventeur de la machine volante "Flyboard Air", a été interdit de voler, en raison d'un flou juridique concernant les permis et zones de vol.@ (Photo d'illustration) AFP
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Le sportif et inventeur de la machine volante "Flyboard Air", a été interdit de voler, en raison d'un flou juridique concernant les permis et zones de vol, a-t-il annoncé mardi.

L'inventeur et sportif Franky Zapata a été interdit de voler avec son "Flyboard Air", une petite planche permettant de fendre les airs debout, propulsé par des réacteurs et qui n'est pas homologué, a-t-il annoncé mardi. "On vole [avec ce nouvel engin] depuis presque un an, on avait informé les autorités, tous le monde nous disait qu'on était dans le flou juridique mais le processus d'homologation était en cours", a expliqué l'ancien pilote professionnel de jet-ski, dont la société est installée au Rove, dans les Bouches-du-Rhône, près de Marseille.

Trois à dix ans de prison encourus. "J'ai du mal à comprendre la situation. J'ai toujours eu peur de partir à l'étranger avec ma technologie, mais aujourd'hui je me pose la question", a affirmé l'homme, qui assure avoir reçu des invitations à s'installer dans d'autres pays, notamment des États-Unis.

"C'est remonté à la gendarmerie (des transports aériens de Marseille, à l'aéroport de Marignane), qui m'a convoqué la semaine dernière et m'a dit qu'il fallait une immatriculation, un permis et des zones de vol. Ils m'ont dit que si je volais je serais instantanément mis en examen et que j'encourais entre 3 et 10 ans" de prison, a-t-il ajouté. "Ils m'ont dit que j'avais deux mois pour me mettre en règle, mais il n'y a pas de règles, il faut les créer, je suis désemparé", a-t-il conclu.

"Beaucoup de bruit". "Des gens se sont émus de survols au-dessus de ponts ou à proximité de zones habitées à Martigues, avec un engin qui propulse un jet d'air vers le bas, à quelques mètres du sol avec beaucoup de bruit", a confirmé le vice-procureur de la République d'Aix-en-Provence Emmanuel Merlin, précisant qu'une enquête préliminaire avait été ouverte pour "non-respect des règles minimales de survol et conduite d'un aéronef sans les titres nécessaires". L'engin a été classé en tant qu'aéronef, a-t-il ajouté.

"Il s'agit d'une interdiction temporaire de voler, on lui a donné deux mois pour régulariser sa situation", a précisé le vice-procureur. "Mais même en règle, on ne peut pas voler n'importe où, notamment à proximité de l'aéroport."