Porc : le premier syndicat agricole boycottera la réunion à Rennes de jeudi

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Porc : le premier syndicat agricole boycottera la réunion à Rennes de jeudi
Une manifestation de tracteurs. @ XAVIER LEOTY / AFP
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CRISE - Le premier syndicat agricole a annoncé son intention de boycotter la réunion de jeudi sur la crise du porc et promet un durcissement du mouvement.

La branche bretonne du principal syndicat agricole (FRSEA) a annoncé mercredi qu'elle boycotterait la réunion de crise sur la filière porcine prévue jeudi à la préfecture de Rennes, alors que les manifestations d'éleveurs se multiplient dans la région.

La mobilisation va continuer. "Nous avons pris la décision de ne pas aller à la réunion en préfecture car aujourd'hui, on veut une stratégie pour nos filières. La mobilisation très forte va continuer, il nous faut des réponses et une visibilité", a déclaré Thierry Coué, président de la FRSEA bretonne, lors d'une conférence de presse à Paris.

6.000 euros de pertes chaque semaine. "On perd jusqu'à 6.000 euros par semaine dans les exploitations porcines. On ne peut pas laisser les gens seuls sur les exploitations (...) On doit lutter pour que cette économie existe demain", a-t-il ajouté. Le syndicaliste a également rappelé que la production agricole et l'agroalimentaire représentent 30% des emplois sur le sol breton. Selon lui, 20% des producteurs de porcs risquent de quitter le métier à très court terme en Bretagne.

Durcissement du mouvement. Les agriculteurs de l'Ouest ont durci mercredi leur mouvement pour réclamer des mesures face à la crise de l'élevage, en multipliant les blocages routiers dans la région. Le "mercredi noir" comptait déjà une quinzaine de blocages ou opérations escargots à la mi-journée. Les éleveurs réclament des mesures pour faire face aux cours très bas auxquels le porc, le lait et la viande bovine sont achetés par les industriels de la transformation.

Le ministre de l'Agriculture Stéphane Le Foll a annoncé mardi que le plan de soutien à l'élevage bovin, porcin et laitier de 700 millions d'euros, lancé l'été dernier, serait augmenté de 125 millions.