Pokémon Go ne rime pas avec boulot !

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Bien des salariés sont fans des créatures virtuelles. Mais le rythme doit changer pour la rentrée car jouer pendant le temps de travail pourrait coûter cher.

Si vous revenez de vacances vous les avez peut-être vus le long des plages, smartphone à la main, ces chasseurs de Pikachu, Bulbizarre, ou Carapuce ! Vous êtes peut-être vous-même parti en quête de pokemon. Mais, il va falloir s'y faire, c'est la rentrée et pas question de chasser au bureau. Vu le succès du jeu, des entreprises françaises, de la même manière que Volkswagen en Allemagne, ont déjà pris les devants.

Consignes des employeurs. "Il est interdit de jouer à Pokemon Go pendant les heures de service !" C’est en substance le rappel à l'ordre qu’ont reçu plusieurs postiers du sud de la France, qui ont même dû s’engager par écrit à ne plus chasser les créatures pendant leur tournée. Mais le plus souvent, ces consignes se donnent à l’oral. Nicolas, restaurateur dans le quartier d’affaire de La Défense, une aire de jeu très prisée par les fans de pokémon, a prévu dès ce lundi de faire passer un message clair à ses employés. "Il vont avoir interdiction de jouer à Pokemon Go pendant le service. Ils ont tendance à vouloir jouer tout le temps mais vu la masse de travail qu'il y a, c'est impossible à gérer. Il n'y aura pas de folie pokémon au restaurant", assure-t-il.

De l'avertissement au licenciement. Le code du travail est clair sur la question : il faut consacrer l’intégralité de son temps de travail à son employeur. Ne pas respecter cette règle peut entraîner une procédure disciplinaire, pouvant aller jusqu’au licenciement, explique Maître Nicolas Sauvage, spécialiste du droit du travail : "un salarié qui passerait une ou plusieurs heures dans la journée à courir après des personnages virtuels pourrait se faire sanctionner par son entreprise, plutôt d'abord par un avertissement, indique le spécialiste. Après, c'est le licenciement pour motif d'insubordination." Mais tout dépend de l'entreprise et de la personnalité du patron. Certains confient volontiers avoir joué tout l’été avec leurs salariés.