"Plus que des primes, les policiers veulent être respectés", selon Jean-Marc Falcone

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"Plus que des primes, les policiers veulent être respectés", selon Jean-Marc Falcone
L'ancien patron de la police nationale, Jean-Marc Falcone affirme que ce que souhaitent les policiers, c'est avant tout de pouvoir exercer leur métier dans de bonnes conditions@ MIGUEL MEDINA / AFP
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Les policiers sont insatisfaits pour trois raisons, selon l'ancien patron de la police nationale : "le besoin de reconnaissance, de moyens supplémentaires et l'allègement de la procédure pénale".

Jean-Marc Falcone, qui après trois ans à la tête de la police nationale a été remplacé mercredi par Eric Morvan, assure que les policiers ne demandent pas de primes mais que leur métier soit respecté, dans un entretien au quotidien Le Figaro publié jeudi.

Accomplir leur métier "dans de bonnes conditions". "Je l'affirme ici : je me suis déplacé dans une trentaine de commissariats en France pour recueillir l'avis des policiers de tous les grades et de tous les corps. Or, à aucun moment ils n'ont demandé des augmentations ou des primes. Ils demandaient juste à pouvoir accomplir leurs missions dans de bonnes conditions et que leur métier soit respecté", affirme Jean-Marc Falcone.

Après "l'attaque d'une patrouille à Viry-Châtillon, tentative d'assassinat dans laquelle deux policiers, dont un adjoint de sécurité, ont été grièvement brûlés", les policiers "insatisfaits sont montés au créneau", explique-t-il. Et "pour trois raisons : le besoin de reconnaissance, de moyens supplémentaires et l'allègement de la procédure pénale", précise Jean-Marc Falcone. 

Des "mois terribles" pendant la vague d'attentats. "Je suis conscient que, pendant ces trois dernières années, les policiers ont beaucoup donné et qu'ils ont toujours fait le maximum", souligne-t-il. Jean-François Falcone revient enfin sur ces "mois terribles" lors des attentats de 2015 et 2016. "Cette succession d'attentats a été très dure pour la police nationale puisque nous avons perdu des policiers en mission ou frappés au hasard, à l'instar de nombreux autres concitoyens."