Plainte pour viol : le FC Grenoble réintègre les six joueurs entendus

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Plainte pour viol : le FC Grenoble réintègre les six joueurs entendus
Ces six joueurs du FCG avaient été mis à pied "à titre conservatoire" dès l'annonce de leur convocation par les policiers bordelais chargés de l'enquête.@ THIERRY ZOCCOLAN / AFP
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Ces six joueurs avaient été mis à pied "à titre conservatoire" dès l'annonce de leur convocation par les policiers bordelais chargés de l'enquête.

Le FC Grenoble (Top 14) a décidé mercredi de réintégrer les six rugbymen entendus dans le cadre de l'enquête sur un viol présumé à Bordeaux, aucune charge n'ayant été retenue contre eux après leur garde à vue la semaine dernière.

Ces six joueurs du FCG avaient été mis à pied "à titre conservatoire", le 17 mars, dès l'annonce de leur convocation par les policiers bordelais chargés de l'enquête, qui sont venus les interroger à Grenoble. Le club "avait pris cette décision tout en précisant que les joueurs devaient bénéficier de la présomption d'innocence", rappelle-t-il dans un communiqué.



"À ce jour, aucune charge n'ayant été retenue contre les joueurs à la suite de leur garde à vue à l'hôtel de police de Grenoble, le FC Grenoble Rugby a décidé de lever la mise à pied et de réintégrer ces joueurs, tout en se réservant le droit de prendre d'autres mesures dans l'hypothèse où de nouvelles informations seraient portées à sa connaissance dans le cadre de la poursuite de l'enquête préliminaire", souligne le club. Le FC Grenoble "tient à réaffirmer une nouvelle fois que son unique volonté est la manifestation de la vérité".

L'enquête se poursuit. Les six joueurs du FCG avaient été convoqués le 22 mars et entendus sous le régime de la garde à vue. Trois d'entre eux -l'Australien Peter Kimlin, le Néo-Zélandais Dylan Hayes et l'Irlandais Chris Farrell- étaient ressortis libres le soir même. Les trois autres -l'Irlandais Denis Coulson, le Néo-Zélandais Rory Grice et le Français Loïck Jammes- dont la garde à vue avait été prolongée, étaient ressortis libres le lendemain.

Le procureur de la République à Bordeaux, Marie-Madeleine Alliot, avait alors indiqué que l'enquête allait se poursuivre "dans les prochains jours afin de recueillir des éléments complémentaires utiles à la manifestation de la vérité" et d'apprécier "les suites à donner".

Des faits datant du 11 mars. L'enquête avait été déclenchée à la suite d'une plainte déposée par une jeune femme de 21 ans dénonçant des faits de viol à l'encontre de joueurs grenoblois, qu'elle avait rencontrés en discothèque après leur défaite (14-46) contre le club girondin de l'UBB le 11 mars.