Pimkie : un réveillon devant l'usine

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Pimkie : un réveillon devant l'usine
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Ils y avaient déjà passé Noël, les employés du fabricant de vêtements sont en grève pour dénoncer le plan social.

Pimkie termine l’année de façon morose. La marque de prêt-à-porter féminin qui emploie plus de 6.000 personnes dans le monde a vu ses ventes s’effondrer de 12 % entre 2005 et 2008, et la filiale du groupe Auchan n’a même pas gagné d’argent en 2008. Elle a donc décidé de revoir ses effectifs à la baisse.

Selon le projet présenté en mai par le comité central d'entreprise (CCE), 138 postes doivent être supprimés dans deux entrepôts et 52 au siège de Pimkie, à Wasquehal et Neuville-en-Ferrain (Nord), à compter du 24 février 2010.

Les salariés se sont mis en grève illimitée le 19 décembre à l'appel de l'intersyndicale FO/CFDT. Ils exigent une réduction du nombre de suppressions d'emplois envisagées, des garanties de reclassement et une prime de 20.000 euros plus 2.400 euros par année d'ancienneté par salarié licencié.

En attendant la reprise des négociations le 12 janvier, les grévistes multiplient les manifestations. A Neuville-en-Ferrin, ils s’apprêtent à passer le réveillon devant l’usine, comme ils l’avaient fait à Noël. Ecoutez le reportage de Lionel Gougelot :

Le député communiste du Nord Alain Bocquet a demandé mercredi au groupe Auchan de renoncer au plan social en faisant valoir que le groupe était bénéficiaire et avait perçu des aides publiques. "Vous avancez l'exacerbation de la concurrence et une baisse des bénéfices. C'est un peu court, quand on sait qu'entre 2001 et 2006 votre groupe a prélevé 160 millions de dividendes chez Pimkie", a affirmé le député dans un courrier adressé au patron d'Auchan, Gérard Mulliez.