Peur de l'avion : "Une peur plus complexe que d'autres"

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Sur Europe 1, la psychologue Velina Negovanska et l'ancien aviateur militaire Xavier Tytelman expliquent pourquoi la peur du vol est si dure à vaincre.

INTERVIEW

Selon le New York Times, les statistiques sur les vols aériens sont formelles. Un passager devrait prendre un avion tous les jours pendant 123 000 ans avant de mourir dans un crash. Autant dire que les chances sont infimes. Pourtant, la peur en vol est toujours présente, au point que certains n'utilisent pas ce moyen de transport.

Des anxiétés qui s'accumulent. "C'est une peur plus complexe que d'autres", annonce Velina Negovanska, psychologue clinicienne et spécialisée dans le traitement des phobies et de l'anxiété. Pourquoi ? Car la peur en avion est en fait une accumulation. "Claustrophobie, crise de panique, peur du vide : on peut avoir plein d'éléments qui vont se regrouper et qui vont créer une incapacité de prendre l'avion", explique la docteure. 

La turbulence, un phénomène impressionnant. Prendre des médicaments ne résoudra pas le problème totalement. La peur de l'avion doit se vaincre par soi-même, en faisant en sorte que "les pensées réalistes prennent le pas sur les pensées négatives", décrit Xavier Tytelman, ancien aviateur militaire. Des stages proposent ainsi de comprendre nos pensées catastrophées et de les diminuer.

Pourtant, comme lors de turbulences, l'événement est tel que la rationalité cède encore le pas face à la peur. Xavier Tytelman tient, là aussi, à rassurer les éventuels passagers lors de ces phénomènes. "Une turbulence est un courant d'air qui monte et qui descend. Cela ne représente aucun risque lors d'un vol de croisière. (...) C'est la perception qu'en a le corps qui est impressionnante", affirme-t-il.